Paris, 11/02/2002 (Agence Europe) - Réunis à Paris, à l'Assemblée nationale, les représentants de treize parlements de l'UE (Suède et Finlande n'étaient pas représentées) ont adopté vendredi dernier une "Déclaration de Paris contre le blanchiment", affirmant que "l'utilisation de 'trous noirs' du système financier international, les carences de la coopération entre les Etats membres de l'UE ne peuvent plus être tolérées". Des parlementaires des pays candidats à l'adhésion à l'UE et de la Douma russe étaient présents comme observateurs. La Déclaration préconise notamment une harmonisation des procédures de levée des secrets professionnels, la création d'un registre central des comptes bancaires et la limitation des paiements en espèces au-delà d'un certain montant, et l'identification des auteurs de transactions financières par les fournisseurs d'accès à Internet. Pour lutter contre les pays et territoires non coopératifs inscrits sur la liste du Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI) de l'OCDE, les parlementaires proposent notamment d'interdire aux établissements financiers dont le siège social est implanté dans ces pays ou territoires d'ouvrir des filiales, succursales ou bureaux dans l'UE ou d'y détenir des comptes de correspondants. En outre, ils préconisent l'harmonisation des incriminations et des sanctions pénales en matière de délinquance financière et "l'application rapide du mandat d'arrêt européen".