login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8137
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/chili

L'UE et le Chili intensifieront le rythme des négociations de l'accord de libre-échange, lors de la 8ème session la semaine prochaine, afin de conclure pour le Sommet UE/Amérique latine de mai

Bruxelles, 25/01/2002 (Agence Europe) - La VIIIème session de négociation pour un accord d'association et de libre-échange entre l'Union européenne et le Chili se tiendra du 28 janvier au 1er février à Bruxelles, sous la présidence du directeur général de la Commission pour les relations extérieures, Guy Legras, du côté européen, et en principe de l'ambassadeur chilien auprès de l'UE, Alberto van Klaveren, du côté chilien. Après l'échange des propositions de libéralisation lors des précédentes sessions, les deux parties devraient accélérer le rythme des négociations à partir de la semaine prochaine en espérant conclure pour le Sommet UE/Amérique latine/Caraïbe qui se tiendra les 17 et 18 mai à Madrid. EUROPE croit savoir que les prochaines réunions devraient se tenir durant la seconde semaine de mars et à la fin avril. Le Conseil Affaires générales devrait adopter lundi des conclusions confirmant l'engagement politique de l'UE pour le Sommet, tout en soulignant que les résultats des négociations devront être "substantiels". La ministre chilienne des relations extérieures, Maria Soledad Alvear, pourrait venir à Bruxelles à la fin de la session de négociation, afin de réitérer l'intérêt que le Chili accorde à ces négociations

Les points de divergences les plus importants portent actuellement sur la pêche, le vin, les services financiers. La France, suivie de la Grèce et d'autres producteurs de vins, a insisté cette semaine lors de la réunion des représentants permanents sur le contenu de l'accord concernant les indications géographiques. « Il s'agit d'une question importante pour la France, mais ce n'est pas un problème insurmontable. Il existe une bonne volonté de part et d'autre d'aboutir », assure-t-on toutefois du côté français. La question des indications géographiques se pose pour plusieurs vins et spiritueux français, tels que le Champagne, le Cognac ou le Bordeaux, qui sont utilisées au Chili comme des « marques ». Le Chili s'attaque pour sa part à des appellations trompeuses en Europe comme les vins vendus sous le terme « Los Andes ».

L'Espagne insiste de son côté pour résoudre la question de l'accès aux ressources halieutiques chiliennes dans le cadre de ces négociations. Le différend porte sur la définition des eaux territoriales dans le cadre de l'accord des Galapagos conclu entre le Chili et les pays du Pacifique sud, contesté par l'Espagne selon qui il faudrait s'en tenir au droit international de la mer. La Commission a assuré récemment au Chili qu'il s'agit d'une question « communautaire ». Plusieurs diplomates des Etats membres espèrent toutefois que cette question « hispano-chilienne » sera résolue bilatéralement, « d'autant que l'Espagne, qui a fait des relations avec l'Amérique latine l'une de ses grandes priorités, a tout intérêt à parvenir à un accord sous sa Présidence », remarque un diplomate européen. Le Chili est pour sa part extrêmement réticent à l'idée de négocier l'accès à ses ressources halieutiques. La question ne devrait pas être abordée directement durant la 8ème session de négociation assure une source chilienne. Les deux parties tentent de trouver un accord en travaillant sur l'idée de créer des joint-ventures entre les entreprises de pêche européennes et chiliennes.

Les négociations sur les services financiers n'ont pas avancé jusqu'à présent, le Chili souhaitant progresser auparavant dans les négociations bilatérales en cours avec les Etats-Unis, un argument repoussé par les Européens qui refusent de s'adapter ensuite aux règles américaines. Une source chilienne assure toutefois que le Chili a déjà accepté de se conformer au système européen de négociation selon des « listes positives » qui excluent de la libéralisation tous les secteurs qui ne sont pas explicitement inclus dans l'accord.

Les règles antidumping constituent aussi une pierre d'achoppement des négociations, puisque le Chili qui n'applique pas de telle mesures demande que ses exportations vers l'UE soient exonérées des règles anti-dumping européennes. Le Chili demande par ailleurs à l'UE de supprimer les subventions agricoles sur les produits exportés vers son territoire, ce à quoi les Européens sont très réticents, tout en affirmant que la question devra être examinée « au cas par cas ».

Malgré ces points de divergences, les deux parties s'accordent à dire que les négociations progressent depuis l'échange des listes de démantèlement tarifaire et de propositions dans les autres domaines. « Tous les sujets sont désormais sur la table », remarque un diplomate européen en citant: les règles d'origine, les listes tarifaires pour l'industrie et l'agriculture, les services, l'investissement, les règles phytosanitaires, les appellations dans le domaine du vin, la pêche ou les marchés publics. Contrairement au cas du Mercosur, avec qui l'UE mène parallèlement des négociations de libéralisation, l'agriculture n'apparaît pas comme une source de difficultés majeures avec le Chili qui exporte essentiellement des fruits et légumes de contre-saison, soulignent les négociateurs européens.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE