Bruxelles, 25/01/2002 (Agence Europe) - Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Christian Noyer, a confirmé jeudi qu'il quitterait son poste le 31 mai et a rappelé que la décision sur son remplacement appartenait aux chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro. Ces déclarations interviennent alors que plusieurs pays de la zone euro, dont la France, s'apprêtent à présenter leurs candidats à la succession de M. Noyer et que le débat porte également sur le remplacement éventuel de Wim Duisenberg par le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet. M. Noyer s'est par ailleurs montré confiant dans la capacité de rebond de l'économie de la zone euro qui, selon les indicateurs de la Commission européenne, devrait connaître une croissance nulle au premier trimestre. « Le pronostic central de la BCE est que l'économie européenne va repartir cette année », a-t-il indiqué, tout en précisant que l'impact inflationniste du passage à l'euro devrait être « minime et temporaire ».
Il a toutefois souligné que les chiffres de l'inflation dans la zone euro ne seront « pas bons » durant les deux premiers mois de 2002, non pas en raison de l'euro, mais de l'introduction de l'écotaxe en Allemagne et des mauvaises conditions climatiques de janvier qui ont fait monter les prix des produits frais. « L'indice des prix dans la zone euro devrait ensuite revenir nettement en dessous de 2% et s'y maintenir », a-t-il estimé.
Il a réaffirmé que la BCE n'avait pas d'objectif en matière de taux de change, mais qu'elle « souhaite ardemment avoir un euro fort ». Selon lui, la devise européenne a « une marge considérable d'appréciation » qui, si elle se réalisait, ne pénaliserait pas l'industrie de la zone euro.