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Bulletin Quotidien Europe N° 8137
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/japon

Discussions à Tokyo et Bruxelles sur l'accès aux marchés

Bruxelles/Tokyo, 25/01/2002 (Agence Europe) - Dans le cadre de la visite qu'il a effectuée à Tokyo cette semaine (voir aussi EUROPE du 23 janvier, p. 11), le Commissaire européen Chris Patten a espéré que le nouveau Plan d'action, dont l'Union et le Japon se sont dotés au mois de décembre, donne lieu sans tarder à de « l'action sur le terrain », confortant ainsi une relation qui s'est considérablement épanouie et assainie en l'espace d'une décennie. L'UE suit de près l'avancée du processus de réforme économique et de déréglementation au Japon, a-t-il dit, tandis qu'à Bruxelles, une délégation japonaise épinglait la lourdeur des procédures européennes, notamment dans le secteur des télécommunications.

Depuis son institutionnalisation en 1991, « la relation entre l'Union et le Japon s'est développée, élargie et approfondie jusqu'à un degré extraordinaire au cours de ces dernières années », alors qu'elle était auparavant « largement dominée par des différends commerciaux », s'est félicité le Commissaire. Depuis lors, a-t-il indiqué à l'issue d'entretiens avec le Premier ministre Junichiro Koizumi, le ministre des Finances Masajuro Shiokawa, le chef de la Diplomatie nippone Makiko Tanaka et le ministre de l'Economie Takeo Hiranuma, la valeur des échanges commerciaux est passée à 160 milliards d'euros, tandis que les investissements européens au Japon ont surpassé ceux des Etats-Unis, de même que ceux du Japon en Europe. Le Japon est ainsi devenu le premier partenaire commercial de l'Union en Asie et leur concertation au sein des forums internationaux a passé le test à Doha, notamment dans les pourparlers sur l'agriculture et l'investissement, a-t-il dit, en convenant avec son homologue japonais de poursuivre ce travail d'équipe.

De leur côté, les autorités japonaises ont remis à Bruxelles leurs suggestions sur la réforme réglementaire au sein de l'Union, celles des Européens sur la situation rencontrée au Japon étant annoncées pour le printemps prochain. Lors de la réunion bilatérale, qui s'est tenue mercredi dernier, la délégation, conduite par Shinichi Kitajima, le Directeur général du Bureau économique au ministère des Affaires étrangères, a présenté un volumineux document soulignant une quarantaine de problèmes « importants » rencontrés par les hommes d'affaires japonais dans la conduite de leurs opérations sur le marché européen. Pour la plupart, ces doléances ne sont pas nouvelles et « les appels à des améliorations ont été répétés à maintes reprises » (voir EUROPE du 23 février 2001), rappellent les responsables nippons, qui suggèrent cette fois-ci des « solutions spécifiques » sur chaque point dans l'espoir d'être enfin entendus. Dans le secteur des télécommunications, outre le manque de clarté des conditions d'interconnexion et la cherté des frais d'exploitation qui sont dans certains cas dix fois plus élevés qu'au Japon, Tokyo pointe aussi du doigt la complexité et la lourdeur des préalables procéduriers qui doivent être accomplis pour pouvoir exporter des équipements de communication radiophonique, constatant avec une certaine perplexité que pour se conformer aux règlementations européennes, le matériel doit être modifié « de manière à respecter la directive européenne (R&TTE) mais les réglementations nationales concernant l'attribution des fréquences dans les différents Etats membres ne sont pas unifiées ». Par ailleurs, dans le chapitre toujours très étoffé consacré aux automobiles, les autorités japonaises plaident pour le lancement rapide du système d'approbation - déjà appliqué aux voitures et motos - pour les véhicules commerciaux et pout une coopération étroite dans la formulation de normes internationales concernant la vision des conducteurs. Et elles reviennent cette fois encore sur les difficultés rencontrées par les résidents en Europe: les permis de conduire nippons qui ne sont pas restitués à leurs détenteurs, la lenteur, la complexité et l'hétérogénéité des procédures pour l'obtention ou le renouvellement des permis de séjour et de travail, etc. S'ajoute cette année à leurs préoccupations le projet de Directive relatif à la Convention de Schengen que l'Union est invitée à prendre tout le temps qu'il faut pour le finaliser car, en l'état, ce texte « aurait un impact significatif sur les voyages des Japonais en Europe ».

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