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Bulletin Quotidien Europe N° 8137
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/zimbawe

Le Conseil Affaires générales statuera lundi sur l'avenir de la coopération entre l'Union et ce pays - Vers l'annonce de sanctions ciblées ?

Bruxelles, 25/01/2002 (Agence Europe) - Le sort que l'Union européenne réservera à sa coopération avec le Zimbabwe dans le cadre de l'Accord de Cotonou sera scellé lundi. Il dépendra de la manière dont le Conseil Affaires générales jugera la volonté des autorités zimbabwéennes d'agir concrètement - au-delà de leurs engagements écrits - pour répondre aux préoccupations de l'Union concernant les violations des droits humains, des principes démocratiques et de l'Etat de droit dans ce pays (voir EUROPE du 24 janvier, p.11 et du 14&15 janvier, p.8). Les ministres des Affaires étrangères des Quinze, réunis à Bruxelles sous la présidence du ministre espagnol Josep Piqué, auront pour tâche d'évaluer la situation sur la base des dernières précisions obtenues par la Troïka de l'Union et de décider s'il convient de prendre des mesures et, dans l'affirmative, de déterminer la nature de ces mesures et le moment opportun de les décider. Officiellement, toutes les options sont ouvertes, mais des sources diplomatiques affirment que l'on s'orienterait vers l'annonce de « mesures intelligentes » au titre de la politique étrangère et de sécurité commune (des préparatifs seraient déjà en cours) ou de mesures ciblées au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou (suspension partielle de la coopération sans toucher les populations).

L'issue des discussions, encore incertaine, dépendra largement de la réponse apportée par le gouvernement Mugabe à deux préoccupations immédiates de l'Union liées à la tenue des élections présidentielles au Zimbabwe, les 9 et 10 mars prochain, à savoir: l'envoi des invitations et des accréditations, d'une part, aux observateurs internationaux - dont des observateurs de l'Union - et, d'autre part, aux médias nationaux et internationaux, six semaines au moins avant le scrutin, soit pour la fin janvier. La deuxième démarche que devait entreprendre la troïka de l'UE auprès des autorités zimbabwéennes pour obtenir, avant lundi, de plus amples assurances à ce sujet, n'avait pas encore eu lieu vendredi, et il n'était pas sûr qu'elle puisse finalement être organisée. Quoi qu'il en soit, le Conseil disposera, pour se prononcer, d'un document discuté au niveau des représentants permanents des Etats membres (Coreper) qui reprend quatre options envisagées, de la plus clémente à la plus radicale: 1) poursuivre les consultations en exerçant des pressions sur le gouvernement pour qu'il permette des élections libres, transparentes et démocratiques, et attendre la fin du scrutin pour décider d'éventuelles mesures ; 2) tenter d'obtenir des actions concrètes allant dans le sens des préoccupations de l'UE et annoncer des mesures si l'UE n'obtient pas satisfaction ; 3) prendre des mesures avec effet suspensif si des efforts supplémentaires sont faits; 4) adopter des sanctions d'application immédiate. Au sein des Etats membres, les positions sont assez homogènes, avec des nuances entre ceux qui souhaiteraient donner une chance aux autorités du Zimbabwe et qui insistent sur le respect de la procédure de consultation et ceux qui, jugeant la situation déjà grave, appellent à l'action, estimant qu'il en va de la crédibilité de l'UE.

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