Bruxelles, 22/01/2002 (Agence Europe) - En adoptant (93 voix pour et 2 abstentions) l'avis du syndicaliste espagnol Miguel Luis Pariza Castanos sur "les conditions d'entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers aux fins d'un emploi salarié ou de l'exercice d'une activité indépendante", le Comité économique et social européen propose de créer une nouvelle voie d'entrée légale pour les ressortissants de ces pays qui consisterait pour ceux-ci à pouvoir entrer de manière temporaire dans un Etat membre afin d'y chercher un emploi. "Ceci est indispensable, surtout pour permettre à l'employeur de connaître au préalable la personne qu'il va engager, principalement lorsqu'il s'agit de travaux ménagers, de soins pour enfants ou personnes âgées, de l'artisanat et des PME, bref là où le contact humain est primordial et nécessaire. Si nous souhaitons avoir un marché du travail européen ouvert et légal, les émigrés doivent pouvoir entrer dans l'UE avec un permis d'entrée et de séjour à caractère temporaire pour la recherche d'un travail d'une durée maximale de six mois. Ce faisant, on peut éviter l'immigration clandestine" (pour la proposition de la Commission, voir EUROPE du 12 juillet p.10), a précisé M.Pariza Castanos en ajoutant: "La lutte contre l'immigration clandestine n'est pas seulement une question de police mais aussi d'économie souterraine contre laquelle il faut lutter. Il faut légaliser l'immigration clandestine et le travail au noir. C'est un chemin qu'il nous faut suivre en parallèle", a poursuivi le rapporteur.
En outre, le Comité: - considère que le fait que le demandeur ne peut formuler une demande de permis de séjour sur le territoire d'un Etat membre pour y exercer une activité économique ou indépendante que s'il y séjourne légalement, constitue une restriction qui peut empêcher toute possibilité de régularisation pour les immigrés qui se trouvent momentanément en situation irrégulière; - est d'avis que les ressortissants d'un pays tiers qui présentent une demande de renouvellement de leur "permis de séjour - travailleur salarié" ne sont pas tenus de fournir la preuve que le poste de travail ne peut pas être occupé dans l'immédiat par les citoyens de l'UE. Le Comité invite enfin le Conseil, conformément aux conclusions de Laeken, à oeuvrer avec plus de détermination et dans les plus brefs délais à l'élaboration d'une véritable politique commune d'asile et d'immigration, et donc de soutenir, comme lui le fait, les initiatives de la Commission dans ce domaine.