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Bulletin Quotidien Europe N° 8134
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) acp/ue/zimbabwe

Les autorités zimbabwéennes ont réitéré par écrit, dans les délais, leurs promesses verbales, mais les actions concrètes manquent à l'appel - Envoi d'une Troïka sur place dans les prochains jours

Bruxelles, 22/01/2002 (Agence Europe) - Conformément à la demande de l'Union européenne, les autorités zimbabwéennes ont consigné par écrit, dans le délai prescrit, les promesses verbales qu'elles avaient faites, le 11 janvier dernier à Bruxelles - lors de la réunion de consultation organisée au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou - d'agir pour remédier aux violations des droits de l'homme, des principes démocratiques et de l'Etat de droit que leur reproche la partie européenne à la veille du scrutin présidentiel des 9 et 10 mars prochain (voir EUROPE des 14 et 15 janvier, p. 8). Toutefois, faute de précisions sur des actions concrètes, les engagements réitérés seraient loin, à ce stade, de donner pleinement satisfaction aux Européens. Selon un diplomate européen, « tout se jouera dans les prochains jours »: l'orientation que prendra le Conseil Affaires générales du 28 janvier concernant la poursuite des consultations ou la suspension éventuelle de la coopération avec ce pays, comme le demandent notamment le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Parlement européen, dépendra des résultats d'une mission de la Troïka que l'Union dépêchera sur place avant lundi.

Dans une lettre de cinq pages, datée du 18 janvier et reçue vendredi dernier par la Présidence du Conseil, le ministre des Affaires étrangères Mudenge reprend point par point les préoccupations exprimées par l'Union et assure que tout sera fait pour y répondre, notamment pour ce qui concerne l'invitation de tous les observateurs nationaux, régionaux et internationaux à suivre le scrutin présidentiel. Mais aucune indication n'est donnée sur les mesures concrètes déjà prises pour que les invitations et les accréditations soient envoyées aux destinataires quarante jours au moins avant la tenue des élections, comme le demande l'Union. De même, la référence du courrier à des appels récents du Président Robert Mugabe à la fin de la violence politique semble insuffisante pour y mettre un terme.

Les informations communiquées par les représentants des Etats membres à Harare qui étaient chargés de faire rapport au Conseil des progrès réalisés sur le terrain conforte le sentiment que, sur ce point, la situation se détériore plutôt qu'elle ne s'améliore, et que les promesses aussi louables soient-elles, nécessitent, pour être crédibles, une traduction concrète. Analysant point par point les engagements pris, le rapport propose des options et suggère à la Présidence du Conseil d'approcher le gouvernement du Zimbabwe pour demander plus de précisions. Ce sera chose faite avec l'envoi d'une mission de la Troïka.

Le courrier des autorités zimbabwéennes, qui a circulé entre les Etats membres, a déjà été discuté au sein de plusieurs instances du Conseil (groupe de travail ACP et comité de politique et de sécurité), et le sera ce mercredi par le comité des représentants permanents des Etats membres (Coreper).

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