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Bulletin Quotidien Europe N° 8129
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/convention

M. Giscard d'Estaing affirme que la volonté de progresser domine au sein de l'UE à la veille de l'ouverture des travaux de la Convention

Bruxelles, 15/01/2002 (Agence Europe) - Alors que la session inaugurale de la Convention est prévue pour le 28 février prochain, le président Valéry Giscard d'Estaing se montre confiant et affirme, dans un entretien accordé au quotidien français Le Monde, que « la volonté de progresser domine au sein de l'Union ». « La Convention, lancée au Sommet de Laeken, en décembre, va plus loin que ce qui était prévu à l'origine. Chose tout à fait inattendue, il y a dans la déclaration de Laeken une référence explicite à une Constitution », constate M. Giscard d'Estaing avant de souligner que « les dirigeants d'un certain nombre de pays sont convaincus qu'il faut avancer ». « C'est très net chez nos partenaires allemands. C'est traditionnellement vrai chez nos partenaires italiens », poursuit le président de la Convention qui constate aussi que « les pays du Benelux sont pour que les choses avancent », que « l'Espagne est prudente, mais elle est favorable à une avancée réaliste de l'Europe » et qui fait état « d'une disponibilité pour une réflexion positive » en ce qui concerne le Royaume-Uni. Pour M. Giscard d'Estaing, la Convention est « une institution en soi, qui aura des rapports avec les trois sommets du triangle institutionnel européen ». « C'est le Conseil qui nous a désignés, mais nous allons travailler avec le Parlement, seule expression démocratique au niveau européen, et avec la Commission, compte tenu de son importante mission d'initiatives et de propositions », a-t-il souligné avant de rejeter catégoriquement toute forme d'Europe à deux vitesses: « Depuis le début de l'histoire européenne, il faut avoir l'esprit en état de veille, ne pas se laisser enfermer dans des formules rigides, car les choses changent. Ce qui me paraît irréaliste, c'est l'Europe à deux vitesses. Vous ne pouvez pas, dans un système d'ensemble, dire qu'il y a les bons et les moins bons. Cette approche, qui est celle du noyau dur, n'est pas la meilleure. Le système qui aurait ma préférence, c'est celui qui a permis l'union monétaire de l'Europe ; on fait l'accord avec tout le monde, mais on n'oblige pas tout le monde à l'appliquer ». Et évoquant les coopérations renforcées, il a ajouté: « Depuis qu'elles existent, elles n'ont jamais été utilisées. L'inconvénient de ce type de démarche, c'est qu'on risque d'aboutir à des séries d'accords qui rendraient l'Europe définitivement illisible. Or, dans les demandes à l'Europe, il y a celle de plus de visibilité ».

Le président Giscard d'Estaing, qui a déjà rencontré Romano Prodi, Silvio Berlusconi et José Maria Aznar, doit à nouveau déjeuner le 17 janvier avec les deux vice-présidents de la Convention, Giulio Amato et Jean-Luc Dehaene (ils s'étaient déjà rencontrés avant Noël: NDLR). Après un passage par Bruxelles où il devrait discuter de l'organisation du secrétariat de la Convention, M. Giscard d'Estaing doit rencontrer Joschka Fischer et Gerhard Schröder, le 24 janvier à Berlin avant de s'entretenir avec Tony Blair, le 4 février à Londres.

Par ailleurs, après le refus de Jacques Delors, sollicité par le Premier ministre français Lionel Jospin pour représenter le gouvernement au sein de la Convention, c'est le ministre aux Affaires européennes, Pierre Moscovici qui a été désigné pour représenter l'exécutif français.

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