Strasbourg, 15/01/2002 (Agence Europe) - Ce mercredi, le Parlement discute le rapport de la sociale-démocrate finlandaise Riitta Myller sur la « position commune » du Conseil concernant le sixième programme d'action communautaire pour l'environnement, qui invite la plénière à renforcer, en deuxième lecture, la portée de ce programme. Selon Mme Myller, ce document-guide de la politique environnementale des dix prochaines années doit être affiné par la mise en place d'objectifs mesurables et de calendriers plus serrés. Satisfaite que le Conseil ait repris nombre des amendements parlementaires votés en première lecture, la commission de l'environnement a néanmoins adopté une quarantaine d'amendements qui seront soumis au vote la semaine prochaine, à Strasbourg et en a repris certains dont le Conseil n'avait pas tenu compte. En particulier, le rapport demande des mesures plus sévères pour les pesticides, l'exposition des populations aux produits chimiques dangereux et la réduction de la pollution provenant des gaz à effet de serre et des nuisances sonores.
Le rapport Myller insiste sur: - une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 1% par an jusqu'à 2020, par rapport au niveau atteint en 1990 (année de référence dans le Protocole de Kyoto sur les changements climatiques) ; - la fixation de 2010 comme date butoir pour que la part totale de la cogénération (production combinée d'électricité et de chaleur) atteigne 18% de la production électrique ; - l'élimination de l'exposition des êtres humains et de l'environnement aux substances et produits chimiques dangereux d'ici à 2020 ; - l'élimination des substances persistantes et bioaccumulables dans les ressources en eau ; - une diminution, dans les dix ans, d'un cinquième du volume de déchets sur la base des taux de 2000 ; - une réduction du nombre de personnes exposées au bruit d'au moins 10% dans les dix ans et de 20% d'ici à 2020 ; - la mise en œuvre, d'ici à 2004, de la nouvelle politique communautaire relative aux produits chimiques ; - l'établissement en 2002 d'un inventaire des aides préjudiciables à l'environnement en vue de supprimer en 2005 celles qui ont des incidences négatives importantes sur l'environnement ; - l'élaboration de stratégies thématiques sur les changements climatiques, la nature et la biodiversité, l'environnement et la santé, les ressources naturelles, et les déchets, dans un délai de trois ans après l'adoption du programme (le Conseil s'est prononcé pour un délai de 5 ans) ; - l'introduction de la procédure de codécision pour l'élaboration de ces stratégies thématiques afin de garantir la pleine participation du Parlement et du Conseil à ce processus d'approfondissement du plan d'action.