Strasbourg, 15/01/2002 (Agence Europe) - Lundi soir à Strasbourg, les groupes politiques du Parlement européen se sont entendus sur la répartition des présidences (et vice-présidences) des commissions parlementaires entre groupes politiques. Les sessions constitutives et l'élection des présidents et vice-présidents auront lieu la semaine prochaine à Bruxelles, mais on dispose déjà d'indications sur les noms des futurs présidents.
Les principaux changements de présidence concerneront les commissions suivantes: - libertés et droits des citoyens, affaires intérieures et justice: la présidence (exercée jusqu'ici par le libéral britannique Graham Watson) ira à un membre du PPE-DE, qui sera Ana Palacio Vallelersundi, élue du Partido popular jusqu'ici présidente de la commission juridique ; - juridique : présidence PPE-DE, et plus précisément de Giuseppe Gargani, de Forza Italia, qui était président de la commission de la culture ; -culture : présidence socialiste ;- affaires sociales : présidence des Verts, en principe du Néerlandais Theorodus Bouwman; -agriculture: présidence PPE, de l'élu du RPR Joseph Daul (à la place du Vert allemand Friedrich Wilhelm Graefe zu Baringdorf); - transports : présidence libérale (elle irait à l'élu italien de l'Union valdôtaine Luciano Caveri à la place de l'élu grec de Nea Demokratia Konstantinos Hatzidakis ); -pêche : la présidence reste aux mains du groupe PPE-DE, mais passe de l'élu du Partido popular Daniel Varela Suanzes-Carpegna au conservateur écossais Struan Stevenson.
Les présidences des autres commissions restent attribuées aux mêmes groupes politiques, y compris celles des Affaires étrangères, du contrôle budgétaire et de l'environnement au PPE-DE (respectivement Elmar Brok, Diemut Theato et Caroline Jackson) et celles des affaires constitutionnelles, économique et monétaire, du budget et de l'industrie au groupe socialiste (Antonio Napolitano, Christa Randzio-Plath, Terence Wynn et Carlos Westendorp) et le développement au GUE (Joaquim Miranda).
Il est faux d'affirmer que les socialistes ont perdu la commission des Affaires sociales à cause des Verts, c'est le président du groupe socialiste qui n'a pas choisi cette commission, a dit mardi à la presse le coprésident du groupe des Verts/ALE, Daniel Cohn-Bendit. « C'est dommage pour Michel » (Rocard), mais il peut faire autre chose, « qu'il prenne la culture », a-t-il ajouté. Mais les socialistes « ne sont pas nés » avec le droit de s'attribuer la présidence de la commission des Affaires sociales. Quant à l'attribution de la présidence de la commission juridique à M. Gargani, c'est une décision « exécrable », mais il faut l'accepter. Il en aurait été autrement si un membre de Forza Italia avait eu, comme le voulait le Président du groupe du PPE-DE Hans-Gert Pöttering, la présidence de la commission des libertés et pour les Verts, cela aurait été un « casus belli », a ajouté M. Cohn-Bendit.