Bruxelles, 23/10/2001 (Agence Europe) - L'UNICE estime « plus nécessaire et urgent que jamais que la 4ème conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce se tienne comme prévu du 9 au 13 novembre, et que les ministres lancent, dans l'intérêt général, un nouveau cycle de négociations large ». Il est aussi essentiel qu'une « telle décision soit prise dans la plus grande transparence et que les arrangements pour associer la société civile soient maintenus », insiste le patronat européen.
Du point de vue des priorités, l'UNICE se dit « encouragée » par les orientations générales qui sont en discussion à Genève en matière de services, de simplification et d'harmonisation des procédures commerciales et douanières, ainsi que dans le domaine de l'accès au marché. Elle exhorte cependant les négociateurs communautaires à « poursuivre leurs efforts en matière d'investissement international » et continue de plaider pour que les futures négociations contribuent « à réduire et prévenir toutes dérives discriminatoires et protectionnistes ». C'est dans cette optique que le patronat revient avec insistance sur la nécessité de clarifier certaines dispositions des accords existants (antidumping), ainsi que l'application de certaines autres, notamment pour faire le lien entre les règles commerciales et environnementales internationales. Il appelle aussi les négociateurs communautaires à « résister aux pressions qui mettraient en péril l'équilibre actuel de l'accord sur la propriété intellectuelle et entraveraient ainsi l'innovation, la recherche et les transferts de technologie ».
Quant aux chances de succès de la ministérielle, l'UNICE est plutôt confiante. « Avec une volonté et une détermination politique fortes et une certaine flexibilité sur les mesures à prendre pour atteindre les objectifs fixés », les 142 devraient être à même, selon elle, de réaliser un « consensus large sur le lancement de nouvelles négociations » visant à répondre « de manière constructive, transparente et ouverte, aux défis et préoccupations qu'engendre la globalisation ». C'est d'autant plus pressant, aux yeux des entreprises européennes, que celles-ci « s'inquiètent des pressions protectionnistes et de repli sur soi qui se manifestent un peu partout dans le monde (…), avec les risques de récession économique aux Etats-Unis, au Japon et en Europe ». Et de mettre en garde contre la tentation d'y céder, sous peine d'accentuer « encore davantage les problèmes qui ont commencé à frapper de plein fouet les entreprises » , alors qu'une véritable solution, une solution « durable et équitable », est, selon elle, à portée de main: « c'est de renforcer la concertation et la coopération sur le plan multitatéral ». Mais, avertit l'UNICE, encore faut-il que les ministres aient « le courage d'aller de l'avant sans tarder ! »,