Bruxelles, 23/10/2001 (Agence Europe) - Le Comité de hauts fonctionnaires chargé du suivi du processus de Barcelone s'est réuni le 18 octobre en vue de la session ministérielle informelle euroméditerranéenne des 5 et 6 novembre à Bruxelles. La réunion, qui avait été précédée comme d'habitude, la veille, par une rencontre spécialement consacrée au dialogue politique et de sécurité, s'est limitée à faire le point, les effets d'une conjoncture difficile (Afghanistan et, surtout, Moyen-Orient) s'ajoutant à des blocages spécifiques, comme celui sur le projet de Charte commune sur la paix et la sécurité. Dans le volet économique, les hauts fonctionnaires ont évoqué les retombées des rencontres d'experts engagés dans le cadre du dialogue macro-économique, afin de s'orienter davantage vers une réflexion sur le thème de la croissance et de l'emploi et d'évoquer des points particuliers comme la fiscalité. Dans le troisième volet (les matières "humaines": sociales, culturelles, justice et affaires "intérieures" - appellation que les partenaires contestent y voyant une restriction aux aspects "policiers"), ils ont traité du programme de coopération en matière de Justice et d'affaires intérieures, sur lesquelles une réunion spéciale est envisagée le 30 octobre à Bruxelles.
Le 22 octobre, un groupe ad hoc sur l'émigration (émanant du Comité de hauts fonctionnaires, comme celui qui a été convoqué deux fois sur le terrorisme) a examiné le phénomène migratoire sous un angle de vue politique. La réunion devait permettre à la Commission européenne d'expliquer ses propositions sur l'établissement d'une politique commune de l'UE dans ce domaine, et aux experts de discuter en particulier de l'amélioration des échanges d'informations et de statistiques, afin d'approfondir le dialogue sur les problèmes de flux migratoires et de circulation des personnes.