Strasbourg, 09/10/2001 (Agence Europe) - Le Bureau du Parlement européen a décidé, mercredi soir à Strasbourg, d'accélérer et d'élargir, face aux problèmes de sécurité dans les lieux publics soulevés suite aux attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, une série de mesures qu'il envisageait de prendre pour rationaliser les mouvements de visiteurs dans ses bâtiments (environ 500 000 personnes par an….). Parmi ces mesures figurent: - la suspension temporaire (à peu d'exceptions près) de la possibilité, pour les citoyens, de se rendre spontanément au Parlement pour suivre les travaux d'une commission ; - la suspension des visites non guidées de citoyens le samedi ; - un réexamen de la liste de personnes ayant une carte d'accès permanente (essentiellement, les lobbyistes) ; - la suspension de la tenue dans les locaux du Parlement, en même temps que les plénières, de réunions importantes par le nombre de participants ; - l'appel aux députés à exercer une certaine autodiscipline en ce qui concerne les visiteurs qu'ils invitent (ils ne devraient pas être plus que neuf par député par jour, les parlementaires devraient s'assurer que leurs invités sont accompagnés, etc.) ; - l'établissement, comme c'est déjà le cas à Strasbourg, d'une zone de sécurité autour du bâtiment du Parlement à Bruxelles (la présidente Nicole Fontaine en a discuté cette semaine à Strasbourg avec le ministre belge de l'Intérieur Antoine Duquesne). Les députés porteront eux aussi le badge et auront accès aux bâtiments par des entrées qui leur seront réservées. EUROPE croit cependant savoir qu'ils ont refusé de passer sous les portiques de sécurité, contrairement à toutes les autres personnes se rendant dans les locaux du Parlement.