Luxembourg, 09/10/2001 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires générales a adopté, lundi à Luxembourg, des conclusions dans lesquelles il reconnaît le processus engagé au Myanmar, mais attend de nouveaux développements favorables. «Sans faire preuve d'un optimisme excessif, le Conseil a jugé encourageante l'amélioration du climat politique dans ce pays», indiquent ces conclusions. Le Conseil se félicite de la libération d'un nombre croissant de prisonniers politiques, de l'ouverture d'un certain nombre de bureaux de la NLD et de la reprise des contacts avec l'Organisation internationale du Travail. Dans le même temps, il insiste pour l'engagement d'un processus plus large et plus poussé aboutissant à une transition vers un gouvernement démocratique civil. Il demande aussi l'accélération de la libération de tous les prisonniers politiques, y compris Daw Aung San Suu Kyi, et qu'il soit mis fin de manière vérifiable à la pratique du travail forcé.
Le Conseil a décidé de proroger la position commune de l'Union européenne pour une nouvelle période de six mois (jusqu'au 29 avril 2002) tout en l'adaptant à l'obligation qu'impose la Charte des Nations Unies de délivrer des visas pour permettre la participation aux réunions ou conférences de l'ONU. Le Conseil a expressément souligné qu'il était disposé à accompagner l'approfondissement du processus de réconciliation en fournissant une aide humanitaire, qu'il juge parfaitement compatible avec la position commune. Dans ce contexte, il s'est prononcé aussi pour une aide accrue à la lutte contre le fléau du VIH/sida (le Conseil s'est félicité de l'intention de la Commission de fournir une contribution de 5 millions d'euros au plan d'action de l'ONU pour ce pays). L'UE invitera le ministre des Affaires étrangères du Myanmar à la prochaine réunion ministérielle UE-ASEAN, qui doit se tenir en Europe en 2002, et les Etats membres appuieront la candidature du Myanmar à l'adhésion à l'Organisation hydrographique internationale. Ils pourraient étudier les mesures que la Birmanie doit prendre pour prétendre à un allègement de la dette bilatérale dans le cadre de l'initiative du FMI en faveur des pays pauvres très endettés. Enfin, l'UE est aussi disposée à envoyer, avant le fin de cette année, une nouvelle mission de la troïka dans le pays pour expliquer ces décisions et explorer les possibilités de prendre des mesures supplémentaires dans le contexte d'une accélération des progrès dans le processus de réconciliation nationale.