Helsinki, 05/10/2001 (Agence Europe) - Le Commissaire Mario Monti a déclaré vendredi à Helsinki qu'il demanderait à ses collègues d'émettre, le 10 octobre, un avis négatif concernant la fusion Schneider/Legrand (voir EUROPE du 5 octobre, p. 14). Les conséquences de cette décision seraient graves pour Schneider, qui a acquis 98 % de Legrand au mois d'août dans le cadre d'une offre publique d'échange. Revendre les titres acquis serait tout simplement ruineux pour Schneider, qui deviendrait la proie facile d'une éventuelle OPA hostile, et pour Legrand qui se trouverait livré à lui-même. Ces arguments ont été repris, cette semaine, par le président français Jacques Chirac et son ministre des Finances Laurent Fabius qui ont téléphoné respectivement à MM. Prodi et Monti pour plaider la cause de la fusion.