Bruxelles, 05/10/2001 (Agence Europe) - Pour la première fois depuis les événements tragiques du 11 septembre aux Etats-Unis, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des sept pays les plus industrialisés (G7) se réunissent, samedi à Washington, afin de discuter de la coordination économique internationale et de la lutte contre les circuits de financement du terrorisme.
Les Etats-Unis, qui envisagent de recourir à des aides d'Etat et à des baisses d'impôt qui pourraient atteindre 128 milliards d'euros, doivent demander aux six autres pays d'adopter rapidement des mesures vigoureuses pour soutenir la croissance et éviter ainsi une récession mondiale. Les pays européens peinent à dégager des mesures de relance en raison des impératifs auxquels ils sont tenus dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance. L'UE souhaite « agir pour relancer son économie, mais sa marge de manœuvre fiscale n'est pas celle des Etats-Unis », a ainsi résumé le ministre français de l'Economie, Laurent Fabius, qui a reconnu qu'il serait « ni raisonnable, ni utile, de modifier le pacte de stabilité et de croissance". Le G7 pourrait faire un appel à une stabilisation du marché des changes (devise visée: le Yen) et à la poursuite de la concertation de la politique monétaire des gouverneurs des banques centrales.
Concernant la lutte contre les circuits de financement occulte, le G7 doit examiner les moyens de mieux coordonner les mesures prises au niveau international et national. Certains pays, comme la France, devaient notamment plaider pour que soit étendu au terrorisme le domaine de compétence du Groupe d'action financière international (Gafi), lequel à d'ailleurs annoncé qu'il se réunirait d'urgence, les 29 et 30 octobre à Washington, pour « engager des initiatives visant à combattre le financement du terrorisme ».