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Bulletin Quotidien Europe N° 8057
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/terrorisme

L'intense ballet diplomatique se poursuit au Proche-Orient

Bruxelles, 26/09/2001 (Agence Europe) - La tournée de la Troïka de l'Union européenne destinée à expliquer la position des Quinze et à rallier les pays visités à une coalition contre le terrorisme s'est poursuivie ce mercredi à Téhéran où le ministre iranien des Affaires étrangères, Kamal Kharazzi, a déclaré qu'une riposte des Etats-Unis est justifiée, à condition que les auteurs des attentats du 11 septembre soient formellement identifiés. "L'article 51 des Nations Unies donne le droit aux pays agressés de répondre par des attaques contre les pays agresseurs mais il faut que le pays soit clairement identifié", a déclaré Kamal Kharazzi à l'issue de sa rencontre avec Javier Solana, Chris Patten, Louis Michel et Josep Piqué. L'Iran a par ailleurs exclu toute participation à une action de représailles contre l'Afghanistan.

Pour autant, le débat sur la coopération internationale contre le terrorisme et le soutien de Téhéran à des groupes tels que le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien n'est pas terminé. "Il est clair que la première réponse aux actes affreux du 11 septembre est de trouver les responsables. Quand on en vient à définir ce qu'est un groupe terroriste, le débat sera animé, et il a déjà eu lieu ce matin", a déclaré le Commissaire Patten, cité par l'agence Reuters. De leur côté, les autorités iraniennes ont insisté sur le fait que "la lutte du peuple palestinien pour ses droits est une tout autre chose" que les attentats du 11 septembre.

La Troïka devait se rendre mercredi après-midi en Arabie Saoudite avant de rencontrer le Président égyptien et le secrétaire général de la ligue Arabe au Caire jeudi, et de se rendre vendredi à Damas, avant une escale samedi à Skopje.

Vive réaction d'Israël aux propos de Jack Straw sur le terrorisme

La visite de la Troïka suivait celle du ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, qui s'est de son côté rendu mardi après-midi en Israël, où il a failli ne pas être reçu par le Président et le Premier ministre à cause des propos qu'il a tenus à un journal iranien, affirmant que "l'un des facteurs qui aident à fomenter le terrorisme est la colère que de nombreux peuples de la région éprouvent à cause des événements en Palestine depuis des années". Après que les autorités israéliennes aient annulé les rendez-vous prévus mardi après-midi, Jack Straw, qui devait encore se rendre en Palestine et en Egypte, a finalement été reçu par Ariel Sharon mercredi. "Il n'y a pas de différence entre terrorisme et terrorisme (...) tout acte de terrorisme est un acte horrible", a déclaré le Premier ministre israélien, comme il l'avait déjà dit à Hubert Védrine lundi.

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