Bruxelles, 12/09/2001 (Agence Europe) - Le Commissaire européen aux relations extérieures Chris Patten est en visite le 13 septembre à Rome, où il doit rencontrer le ministre italien des Affaires étrangères Renato Ruggiero et les membres de la commission des affaires étrangères de la Chambre de députés, et avoir également des entretiens avec Giuliano Amato et Lamberto Dini. Ensuite est prévue une rencontre au Vatican, avec le cardinal Sodano.
En parlant mardi à quelques journalistes, M. Patten a précisé que les principaux thèmes qu'il allait évoquer avec M. Ruggiero étaient les développements dans les Balkans et au Proche-Orient (mais aussi en Méditerranée et en Amérique latine). M. Patten, qui a déjà rencontré le ministre à plusieurs reprises, y compris le week-end dernier à Genval, a remarqué que Renato Ruggiero apporte "évidemment", dans son nouveau poste, "une considérable expérience internationale et aussi de Bruxelles, ce qui est un atout formidable" (Renato Ruggiero a été entre autres Représentant permanent italien auprès de la CE, Directeur général à la Commission - à la politique régionale et à l'information - et Directeur général de l'OMC: NDLR).
M. Patten aurait dû faire à Bologne, à l'Université John Hopkins, un discours sur le thème "The EU external relations and the EU national interest vs multilateralism". A cette occasion, je dirai en particulier pourquoi les Etats-Unis devraient continuer à respecter les règles du multilatéralisme, a-t-il indiqué à quelques journalistes. Et, interrogé sur les mouvements antimondialisation qui tendent à se manifester de manière de plus en plus violente, il a remarqué que ce phénomène fait ressortir deux problèmes aujourd'hui très importants: - le fait que l'Etat-nation, qui continue de "focaliser la loyauté de gens" "n'arrive pas tout seul" à maîtriser les difficultés du monde actuel, mais que les autres institutions n'ont pas la même légitimité; - le fait que la mondialisation est là, et qu'il ne s'agit pas d'être pour ou contre, mais de voir "comment y faire face" et faire bénéficier le plus grand nombre de gens des chances qu'elle offre. "Il est important de faire suffisamment de progrès en matière de légitimation de la gouvenance globale afin que la discussion quitte la rue et se déplace là où elle peut réellement faire une différence pour la vie des gens", a affirmé Chris Patten.