Bruxelles, 14/06/2001 (Agence Europe) - La Confédération de l'Industrie britannique (CBI) s'est dite "profondément déçue" par la décision du Conseil Emploi et Affaires sociales de lundi dernier d'approuver la directive sur l'information-consultation des travailleurs dans les entreprises nationales (voir EUROPE des 11/12 juin, p.11). Le CBI s'oppose en effet à cette directive, qui affecte des milliers d'entreprises, en estimant qu'une société doit avoir la liberté de choisir son mode de communication avec ses employés, en fonction de sa culture d'entreprise, de sa structure et de sa taille. Dans un communiqué, la CBI regrette que des pays qui au départ soutenaient la position du gouvernement britannique dans ce dossier (l'Allemagne) aient changé d'opinion et semblent ne pas avoir compris qu'une telle décision allait entraîner un changement important sur le marché du travail européen. "Nous reconnaissons que le gouvernement britannique a négocié la flexibilité dans cette directive. Nous voulons examiner comment limiter l'impact négatif de cette directive sur le monde des affaires dès qu'elle sera transposée dans la législation britannique", a souligné John Cridland, directeur général de la CBI dans un communiqué.
La CESI salue les résultats du Conseil
Le Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats indépendants (CESI) Bernd Rupp s'est félicité des résultats obtenus par le Conseil sur la directive "information - consultation des travailleurs". Pour la CESI, l'approbation unanime de la directive par les Quinze "est un signal clair à l'adresse des grandes entreprises européennes, dans le contexte actuel des restructurations et fusions d'entreprises, en faveur du droit des salariés à être consultés et informés". Toutefois, la CESI estime qu'une période de transition de trois ans aurait suffi, mais "se félicite de ce que le Royaume-Uni n'ait plus témoigné d'opposition au texte approuvé lundi".