Strasbourg, 14/06/2001 (Agence Europe) - Le Parlement européen, en se prononçant sur la communication de la Commission concernant le développement du service extérieur de l'Union, a suivi son rapporteur, M. Galeote Quecedo (Partido popular, espagnol), qui concorde avec la nécessité de déconcentrer ce service, mais en développant les ressources humaines et en assurant une meilleure formation (voir le résumé dans EUROPE des 11 et 12 juin, p.15). Dans le même esprit, le rapporteur de la commission budgétaire, M. Bourlanges (PPE, français) a demandé d'alléger des postes trop chargés et de réaliser un meilleur équilibre entre le personnel venant de Bruxelles et les agents locaux (qui coûtent moins mais qui n'ont pas la « mémoire centrale » des institutions). Le PE se prononce pour la mise en place de délégations régionales et pour l'ouverture de délégations à Singapour, Taiwan, Paraguay, Equateur, Arabie Saoudite, Iran, mais aussi en Suisse.
Encore une fois, malgré certaines critiques formulées vis-à-vis de la Commission (manque d'ambition et de précision), les deux institutions sont d'accord sur le fond. Nous sommes en plein milieu du premier exercice de déconcentration, a précisé Chris Patten, et en général le travail avance comme prévu: mais la déconcentration ne peut pas réussir « si nous gardons, à Bruxelles, une collection de belles-mères qui surveillent ce qu'on fait sur place », s'est-il exclamé. Quant à la première "session pilote" de diplomates européens, elle a été un succès, a conclu M.Patten.