Bruxelles, 14/06/2001 (Agence Europe) - Lors de la réunion, mercredi à Bruxelles, du comité "écopoint" (qui suit la mise en œuvre du système de droits de transit routier à travers l'Autriche), la Commission européenne a mis en doute la validité des statistiques autrichiennes, selon lesquelles le transit routier aurait dépassé pendant l'année 2000 le seuil d'augmentation fixé par le protocole d'adhésion de l'Autriche à l'UE. En vertu de ce protocole, la Commission aurait dû réduire de plus de 1 million le nombre d'écopoints disponibles
en 2001 (soit environ 150.000 passages) puisque le trafic aurait augmenté de 113 % en 2000 par rapport au trafic enregistré en 1991, soit un taux supérieur au seuil de 108% fixé par le protocole d'adhésion. La réduction des écopoints aurait été appliquée aux routiers italiens, allemands, autrichiens, belges danois et finlandais, à l'origine de cette augmentation du trafic (voir EUROPE du 27 avril p.16).
Après des enquêtes sur place, la Commission a toutefois constaté que le système électronique autrichien de contrôle n'est pas fiable, puisqu'il enregistre les "déclarations" de transit des chauffeurs routiers, et non les transits réels. Les statistiques autrichiennes auraient donc pu surévaluer le nombre de transits. "Il ne serait pas sage, sur une telle base, de proposer des sanctions en réduisant le transit routier en Autriche en 2002", estime-t-on à la Commission. Les services de l'exécutif européen envisagent donc de ne pas faire de proposition de réduction des écopoints, mais souhaitent obtenir auparavant l'aval du service juridique et du collège des Commissaires. La délégation autrichienne a indiqué lors de la réunion du comité écopoint qu'elle porterait la Commission devant la Cour de justice en cas de "non action". Le Comité Ecopoint devrait prendre une décision lors de sa prochaine réunion de juillet.