Bruxelles, 06/06/2001 (Agence Europe) - Le Parlement européen a adopté, jeudi à Bruxelles, le rapport de la sociale-démocrate suédoise Anneli Hulthén sur la politique de l'environnement et le développement durable (dans la perspective du Conseil européen de Göteborg) dans lequel il regrette d'avoir été, « faute de temps », « tenu à l'écart » de l'examen des propositions concrètes relatives à cette stratégie. Le PE souligne que la dimension écologique « doit être le point de départ de la stratégie pour un développement durable et que le sixième programme d'action pour l'environnement doit constituer la base de celle-ci ». Il considère que le Conseil européen de Göteborg "devrait établir un calendrier en matière de développement durable" et que "l'enjeu de ce sommet n'est pas de créer de nouvelles procédures, mais bien d'intégrer et de coordonner celles qui existent", et invite les chefs d'Etat et de gouvernement à prévoir, dès Göteborg, un sommet en 2002.
Selon les députés, cette stratégie doit constituer une importante contribution au sommet de Rio+10, qui se tiendra à Johannesburg en 2002 et la Commission devrait présenter, avant la fin de cette année, sa communication sur la manière dont l'Union devrait contribuer au développement durable au niveau mondial. Le PE réclame « l'égalité de droit sur le plan institutionnel » pour le secteur de l'environnement à travers la création (qui serait décidée à Göteborg) d'un comité équivalent à ceux qui existent pour le Conseil Ecofin ou le Conseil Emploi et affaires sociales. En outre, selon lui, le Conseil européen doit instaurer un "Conseil développement durable" qui se réunirait chaque printemps en vue de réexaminer les priorités à court terme et les indicateurs de durabilité.
Les députés, par ailleurs, soulignent que les matières premières non renouvelables font l'objet d'une exploitation abusive et que, faute d'une utilisation économe de ces ressources, les problèmes environnementaux qui se posent à l'échelle mondiale seront bientôt insolubles. Selon eux, il faudrait atteindre l'objectif d'une consommation de 12% d'énergie provenant de sources renouvelables d'ici 2010, et de 50% d'ici 2040. Le PE invite aussi la Commission à proposer des programmes et des réglementations visant à ce que l'efficacité des ressources et de l'énergie dans la production et la consommation soit multipliée par 4 d'ici à 2010 et par 10 d'ici
à 2025. En matière de transport, l'objectif doit être, dans un délai de dix ans, de remplacer le parc automobile par des véhicules qui répondent au moins aux meilleures normes écologiques offertes par les véhicules actuels et de stimuler la concurrence entre les entreprises pour les inciter à renoncer aux carburants fossiles, au profit des carburants renouvelables.