Bruxelles, 03/05/2001 (Agence Europe) - A l'issue d'une visite qu'il a effectuée le week-end dernier à Damas, Hubert Védrine, le ministre français des Affaires étrangères, a souligné que les entretiens qu'il avait eus avec les plus hautes autorités syriennes l'avaient conforté dans sa conviction que les Européens ont un rôle "intense" à jouer au Proche-Orient, rapporte le journal français "Le Monde" dans son édition du 2 mai. M. Védrine a déclaré en substance au quotidien que l'UE ne doit pas se limiter à rappeler les grands principes et à distribuer des aides, même si celles-ci sont importantes, mais qu'elle doit "avoir un vrai rôle politique" et intensifier ses efforts compte tenu de la situation dans la région. Ecartant une quelconque concurrence "stérile" avec les Etats-Unis dans la recherche d'une solution, le chef de la diplomatie française a défendu l'adoption d'une approche européenne "différente" mais néanmoins "complémentaire" de celle de Washington. A cet égard, citant une source diplomatique française, "Le Monde" révèle que la France, à la demande de ses partenaires européens, aurait rassemblé quelques idées devant servir de base à la définition d'une telle approche. D'autre part, selon la même source, les choses évolueraient au sein de l'UE, dont certains Etats membres (Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni) rechignaient jusqu'à présent à s'engager dans la moindre démarche politique au Proche-Orient, fût-elle verbale.