Bruxelles, 19/02/2001 (Agence Europe) - Selon le quotidien allemand "Berliner Zeitung", pas moins de six Etats membres seraient réticents, voire opposés au paquet de mesures d'urgence pour rétablir le marché européen de la viande bovine, présenté mardi dernier au Parlement européen par le Commissaire Franz Fischler (voir EUROPE du 14 février, p.14). Outre l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande, la Suède et le Danemark ont exprimé des critiques contre ce train de sept mesures. Celles-ci visent à la fois certaines mesures déstinées à encourager l'extensification de la production (notamment, le plafond de 90 têtes de bétail par exploitation) et le régime spécial d'achat qui a été perçu par certains comme un programme supplémentaire d'abattage, alors que les Etats membres conserveront la liberté de choisir entre destruction et stockage de la viande jugée invendable (voir EUROPE du 17 février, p.8). Le plan Fischler est examiné actuellement par le CSA. Il sera soumis aux ministres de l'Agriculture lors de leur réunion de lundi prochain.
Dans un entretien publié samedi par le quotidien français "Libération", le Commissaire Franz Fischler réaffirme que les mesures proposées "sont nécessaires pour faire face à la crise immédiate". "Je ne dis pas qu'elles sont intangibles. Je suis prêt à en discuter", ajoute-t-il en estimant toutefois que "le résultat final devra aller vers une plus grande extensification et une réduction du volume de viande bovine dans les deux ans qui viennent".
Par ailleurs, le comité de gestion de la viande bovine a acheté vendredi 33 827 tonnes de viande de boeuf pour soutenir le marché. Il s'agit de 31 127 tonnes provenant de Belgique, Danemark, Espagne (11 194 t.), France (13 471 t.), Italie (5 351 t.) et Autriche, au titre de l'intervention normale et de 2 700 tonnes de viande allemande entrant dans le filet de sécurité.