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Bulletin Quotidien Europe N° 7906
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/commerce international

M. Lamy prévoit une adhésion rapide de la Chine à l'Organisation Mondiale du Commerce

Bruxelles, 19/02/2001 (Agence Europe) - A Honk-Gong où il clôturait, lundi, une tournée de cinq jours en Asie, le Commissaire Pascal Lamy a estimé que l'accession de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pourrait intervenir d'ici l'été prochain, en même temps que celle de Taiwan et à quelques mois du lancement d'un nouveau cycle de négociations multilatérales au Qatar.

Pour M. Lamy, le processus d'accession de la Chine est sur le point d'aboutir. Déjà le mois dernier, a-t-il dit, le succès était "à un battement de coeur mais les négociations ont finalement achoppé sur un petit nombre de questions incluant l'agriculture et les services", en dépit du compromis proposé par l'Union. A son avis, "un peu de bonne volonté de toute part" suffirait pour "surmonter les derniers obstacles et atteindre la ligne d'arrivée dès la prochaine session à Genève, éventuellement en mars". L'entrée, dès lors programmée d'ici l'été, "serait clairement une bonne chose", à la fois pour la Chine, l'Union, l'OMC en tant qu'organisation et, sans doute aussi, pour la promotion des droits de l'Homme dans le pays et l'évolution de ses relations avec Taiwan, a souligné M.Lamy. Mais une fois membre du club, a-t-il rappelé, Pékin devra encore traduire "dans la pratique quotidienne", ses engagements à la transparence, la non-discrimination, l'efficacité administrative, etc. (l'UE a déjà débloqué 24 millions d'euros pour l'aider et envisage davantage pour l'avenir) et se montrer "actif, dans la formulation des objectifs du prochain cycle et l'offre de concessions, au même titre que tous les autres membres de l'OMC"

Et si les perspectives pour le lancement du Round n'étaient "pas si bonnes" jusque récemment, le commissaire décèle aujourd'hui "un changement d'humeur dans l'air", une impression que son homologue de Hong-Kong Brian Chau a dit partager. "Les gens sont plus positifs sur le cycle", a indiqué M.Lamy, en évoquant les inquiétudes croissantes face au ralentissement économique et le sentiment de certains de perdre le contrôle sur la dynamique régionale. "En général, nous sommes de plus en plus nombreux à reconnaître que nous devons agir maintenant pour renforcer l'OMC et manifester notre foi dans le système que nous soutenons depuis un demi siècle", a-t-il estimé. Mais, a-t-il réaffirmé, sans un agenda large, qui permette de "remodeler le système pour relever les défis, il se fanera sur sa branche", laissant le champ libre à un possible repli protectionniste et à l'option régionale - "la facilité mais pas forcément la meilleure approche". Qui plus est, "nous risquons de laisser l'OMC se réduire à un Tribunal mondial de commerce où nous accepterions le règne d'une horde de juristes et plaideurs". Et de réaffirmer la nécessité de viser "quelque chose de qualitativement différent des précédents" cycles, un agenda qui porte la dimension "développement" à l'avant-scène (en "libéralisant là où les PVD ont un avantage comparatif, y compris l'agriculture et les textiles) et modernise le registre des règles commerciales (l'investissement, la concurrence et la facilitation des échanges), tout en prouvant que l'OMC et les objectifs environnementaux peuvent "se soutenir mutuellement". Idem pour la santé et la sécurité des consommateurs "où nous devons montrer à nos électeurs que les gouvernements ont encore une marge d'action pour protéger l'intérêt public". "Je pense, a-t-il dit, que la meilleure façon d'apaiser les craintes (de protectionnisme écologique) est de clarifier ce que l'OMC permet dans le domaine environnemental pour que les autorités gouvernementales ne puissent utiliser l'environnement pour faire obstacle au commerce".

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