Bruxelles, 19/02/2001 (Agence Europe) - "Le coût de l'élargissement pour dix pays en 2006 sera entre 16 et 25 milliards d'euros", a estimé la Commissaire Michaele Schreyer, dans un discours prononcé vendredi devant la London School of Economics. Elle laisse entendre qu'il faudra réviser le cadre financier 2000-2006 de l'UE mais que l'on ne dépassera pas le plafond global. Le chiffre de 16 milliards correspond, en crédits d'engagement, à ce qui était prévu par l'Agenda 2000. Cependant, si elle a mentionné ce chiffre de 16 milliards, la Commissaire a fondé tout son discours sur "l'hypothèse" de l'adhésion de 10 pays en 2004, alors que l'Agenda 2000 reposait sur 6 adhésions en 2002. Elle présente alors un scénario minimal, avec un budget d'environ 17,5 milliards d'euros en 2006, et un scénario maximal de 25 milliards d'euros. Comme ces deux scénarios se situent au-dessus du plafond prévu par les perspectives financières, il faudrait modifier ce cadre financier, ce que la Commission comme le Conseil se sont pour l'instant refusés à envisager. La Commissaire, qui n'a pas souligné dans son discours cette conséquence logique des chiffres présentés, a préféré préciser que, selon les estimations de la Commission, le budget communautaire resterait en dessous de la limite de 1,27% du PNB de l'UE. La Commissaire a rappelé que la position de l'UE est de ne pas accorder d'aides directes aux agriculteurs des nouveaux pays membres tout en précisant "que nous savons qu'il sera difficile de conclure les négociations agricoles sans faire quelques concessions sur les aides directes ou des mesures équivalentes".