Bruxelles, 09/02/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne vient de décider de renvoyer à Kilpailuvirasto, l'autorité finlandaise de la concurrence, une partie de l'examen du projet d'acquisition par lequel la société Metsäliitto Osuuskunta entend acquérir une participation dans Vapo Oy, dont l'Etat finlandais est actuellement l'unique propriétaire. Cette décision répond à une demande de cette autorité concernant les conséquences de l'opération sur les marchés nationaux du bois de chauffage et de la tourbe. La Commission n'a pas constaté de problèmes de concurrence en ce qui concerne les marchés du bois de sciage et du commerce du bois.
Dans sa demande, l'autorité finlandaise a fait valoir que l'opération envisagée risquait en effet de créer ou de renforcer une position dominante sur les marchés du bois de chauffage et de la tourbe ou sur le marché cumulé du bois de chauffage et de la tourbe en Finlande. Les conclusions de la Commission, dans la première phase de son enquête, confirment l'analyse préliminaire menée par Kilpailuvirasto, raison pour laquelle elle a accédé à sa demande de renvoi, estimant par ailleurs que l'autorité finlandaise était la mieux placée pour procéder aux investigations complémentaires requises. En outre, un grand nombre de clients et de concurrents auraient exprimé des doutes sérieux sur les conséquences de l'opération envisagée. Celle-ci donnerait naissance à une entité puissante en ce qui concerne le bois de chauffage en Finlande, où Vapo occupe déjà une position forte dans le secteur de la production de tourbe. Les parties sont les principaux fournisseurs de bois de chauffage, qui est le substitut le plus proche de la tourbe. La Commission estime que la part très élevée que possède Vapo sur le marché finlandais de la tourbe aurait pour effet de miner une concurrence effective, que le bois de chauffage et la tourbe soient considérés comme appartenant ou non au même marché.
En vertu de la législation finlandaise, Kilpailuvirasto a un mois pour autoriser ou interdire l'opération de concentration envisagée. Elle peut prolonger la procédure de trois mois. Si elle propose l'interdiction de l'opération, le Conseil de la concurrence disposera de trois autres mois pour arrêter une décision finale.