Bruxelles, 09/02/2001 (Agence Europe) - Le Conseil des ministres de l'Education de l'UE se réunit le lundi 12 février à Bruxelles sous la présidence de Thomas Östros, ministre suédois de l'éducation et des sciences, et avec la participation de la ministre déléguée chargée de l'école et de la formation des adultes Ingegerd Wärnersson et de la Commissaire européenne Viviane Reding. Lors de ce Conseil, les Quinze devraient adopter leur rapport sur "Les futurs objectifs des systèmes éducatifs" dans l'UE, et auront un échange de vues sur les stratégies à suivre pour concrétiser l'objectif de l'apprentissage tout au long de vie et sur le mémorandum de la Commission à ce sujet. Mme Reding présentera le rapport d'évaluation sur la première phase du programme d'action communautaire Leonardo da Vinci, fera rapport sur l'Année européenne des langues 2001 et informera les ministres au sujet de l'ouverture à la République fédérale de Yougoslavie de la 3ème phase de coopération transeuropéenne dans l'enseignement supérieur (Tempus III, 2000-2006). Enfin, la présidence suédoise informera les ministres sur la réunion informelle Education/Recherche qui se tiendra du 1er au 3 mars prochains à Uppsala et dont l'objectif sera d'établir un lien très étroit entre la recherche et l'emploi, vu un certain manque d'intérêt en Europe pour les carrières scientifiques. Voici un aperçu des deux principaux points qui seront discutés lundi:
Rapport sur les futurs objectifs concrets des systèmes éducatifs dans l'UE: comme l'avait demandé le Sommet de Lisbonne en mars 2000, les ministres de l'Education ont entamé une réflexion sur ces objectifs et préparé un rapport qu'ils devraient adopter, pour le transmettre ensuite au Conseil européen de Stockholm des 23 et 24 mars. Cette réflexion porte sur le renforcement du rôle des ministres de l'Education dans le processus de Lisbonne, et les ministres ont défini trois objectifs pour les dix prochaines années: 1) améliorer la qualité des systèmes éducatifs et de formation dans l'UE; 2) faciliter l'accès de tous les citoyens de l'Union à ces systèmes; 3) ouvrir ces systèmes sur le monde par le biais de l'apprentissage des langues, de la mobilité des personnes, du développement de l'esprit d'entreprise et de la recherche. Le Conseil Education réfléchira sur les moyens de mettre en oeuvre ces objectifs (par exemple, échange de bonnes pratiques) et sur la question du suivi du rapport: faut-il en présenter un chaque année pour le Sommet européen de printemps? ou bien peut-il le faire à des intervalles réguliers? ou plutôt peut-il le réviser périodiquement, au sein du Conseil Education, dans le cadre du "rolling agenda"? Il semblerait que les ministres se dirigent vers une solution de compromis consistant à élaborer un tel rapport à intervalles réguliers.
Stratégies pour l'apprentissage tout au long de la vie: les Quinze auront à répondre à trois questions de la présidence suédoise: 1) sont-ils d'accord avec l'approche suggérée par la Commission dans son mémorandum qui leur avait été présenté en novembre dernier ? (voir EUROPE du 15 novembre p.12); 2) comment peuvent-ils assurer une certaine transparence dans les différents types d'apprentissage, par exemple entre éducation formelle et non formelle (enseignement non officiel extra-scolaire)?; 3) dans quels domaines des développements nationaux bénéficieraient particulièrement d'un renforcement de la coopération au niveau européen? Les Quinze examineront par ailleurs les nouvelles lignes directrices pour l'emploi 2001 parce qu'elles intègrent un nouvel objectif horizontal, l'apprentissage tout au long de la vie, comme l'avait demandé le Sommet de Lisbonne.