Bruxelles, 09/02/2001 (Agence Europe) - Dans son rapport qui sera présenté lundi en première lecture au Parlement européen, l'eurodéputé néerlandais du groupe Europe des Démocrates et des Différences (EDD) Rijk van Dam souscrit à " la philosophie générale" de la directive proposée en mai dernier par la Commission européenne pour réduire les risques d'accident lors des chargements et déchargements des "vraquiers", tout en proposant huit amendements techniques. La future directive établira des exigences et procédures harmonisées pour le chargement et déchargement des navires transportant des marchandises solides en vrac: minerais de fer, grains, charbon, etc. Elle se fonde sur les mesures adoptées au sein de l'Organisation maritime internationale en décembre 1997 et impose surtout des procédures d'information et de contrôles des opérations.
"La flotte mondiale de vraquiers secs recensait en 1999, 5.329 bateaux", transportant 3,2 milliards de tonnes, rappelle Rijk van Dam dans l'exposé des motifs de son rapport. Au cours de la dernière décennie, 146 vraquiers ont fait naufrage, les modèles les plus petits représentant près de 84% des naufrages et seulement 46% de la flotte. Les naufrages sont dus dans la majorité des cas à des défauts de la coque. Les amendements du rapporteur allongent le délai d'application du texte, qui passerait à 24 mois après l'entrée en vigueur de la directive au lieu de 18 mois, mais durcissent d'autres aspects du texte. Ils prévoient en particulier que les Etats membres auront "l'obligation d'empêcher ou faire cesser les opérations de chargement" lorsqu'ils sont informés d'un risque, et non plus que les Etats membres ont "le pouvoir" d'empêcher ces opérations. Le capitaine devrait également être informé des anomalies remarquées et donner son avis sur la qualité des réparations effectuées sur son navire, avant que l'autorisation d'appareiller ne soit donnée.