Bruxelles, 09/02/2001 (Agence Europe) - L'affaire des fraudes aux subventions européennes pour la production de lin en Espagne dépasserait les frontières de ce pays. L'Office européen de lutte antifraude (Olaf) a indiqué vendredi que "la preuve de liens avec d'autres Etats membres a été établie, ce qui a nécessité de prolonger l'enquête" en cours. L'Olaf va poursuivre ses enquêtes "en Espagne et dans les autres Etats membres". Son rapport final devrait être prêt à la fin du mois de mars prochain". Ce rapport est très attendu. Au Parlement européen, notamment, où le groupe du parti socialiste semble s'y intéresser surtout pour ce qui, dans ce rapport, pourrait éventuellement concerner la vice-présidente Loyola de Palacio, qui était à l'époque ministre de l'agriculture. Le groupe du PPE, au contraire, soutient la vice-présidente de Palacio, en soulignant notamment que les fraudes avaient commencé bien avant qu'elle ne soit nommée à l'Agriculture. Lors de son audition d'investiture devant le PE, Mme de Palacio avait déclaré que "en ce qui concerne les responsabilités politiques, la question a été tranchée" par le Parlement espagnol, et que, en Espagne, la responsabilité de la gestion des aides européennes et du contrôle de leur utilisation relève des communautés autonomes et pas du ministère de l'agriculture. Du côté du groupe socialiste, on estime que "si l'affaire est peut-être close devant le Parlement espagnol, elle ne l'est pas au niveau communautaire". Dans ses réponses à un questionnaire de la commission du contrôle budgétaire du PE sur la décharge 1999, la Commission vient d'apporter des précisions sur cette affaire du lin. EUROPE y reviendra.