Bruxelles, 01/02/2001 (Agence Europe) - Bien que le débat sur la crise de la vache folle ait mobilisé, lundi, l'essentiel de l'attention des ministres de l'Agriculture des Quinze (voir EUROPE d'hier, p.7 et 9) , le Conseil a progressé sur les autres dossiers inscrits à son ordre du jour. La présidente suédoise Margareta Winberg et le commissaire Franz Fischler se sont déclarés très satisfaits de l'accueil favorable réservé par les ministres à la perspective d'une protection accrue des animaux durant le transport ainsi qu'à des mesures d'amélioration du bien-être des porcs dans les élevages intensifs. Voici les résultats obtenus:
Bien-être animal:
le Conseil a été informé du rapport de la Commission sur la mise en œuvre par les Etats membres de la législation communautaire concernant la protection des animaux pendant leur transport. Au cours de leur débat d'orientation, les ministres ont reconnu l'urgente nécessité de rendre plus sévères la réglementation et le contrôle du transport d'animaux pour alléger les souffrances qui leur sont infligées. Le dossier a été transmis à un groupe de travail du Conseil et sera de nouveau examiné par les ministres lors d'une prochaine session. Les propositions concrètes de la Commission sont attendues au cours de la présidence suédoise, qui a fait de la protection animale l'une de ses priorités. La présidence compte organiser, en avril ou mai, un débat au Conseil sur les aspects éthiques de l'élevage. Une conférence sur la protection animale aura lieu à Stockholm les 29 et 30 mai.
le Conseil a été informé par la Commission de la proposition de directive visant à amender la directive 91/630/CEE pour améliorer le bien-être des porcs dans les élevages intensifs (voir EUROPE du 17 janvier, p. 10). L'examen du dossier se poursuivra au niveau des représentants permanents des Etats membres (Coreper).
Antibiotiques dans l'alimentation des animaux: à la demande des délégations allemande et autrichienne, soutenues par d'autres délégations, le Conseil a été saisi d'une suggestion d'interdire l'utilisation de ces substances. Le commissaire David Byrne a confirmé son intention de proposer dans les prochains mois une législation visant l'élimination progressive des quatre derniers antibiotiques autorisés, conformément au Livre blanc sur la sécurité alimentaire qui prévoit une interdiction des promoteurs de croissance. Le commissaire a rappelé la responsabilité qui incombe aux autorités nationales dans le contrôle de l'application de la législation en vigueur pour éviter que l'administration aux animaux d'antibiotiques déjà interdits ne mettent en danger la santé humaine.