Bruxelles, 01/02/2001 (Agence Europe) - L'objectif de la nouvelle administration mexicaine est d'encourager l'investissement européen dans les secteurs où les petites et moyennes entreprises mexicaines peuvent apporter une réelle valeur ajoutée, a indiqué devant la presse, à Bruxelles, le nouveau ministre mexicain de l'Economie, Luis Ernesto Derbéz, en citant les exemples de l'agro-industrie, du textile, de l'automobile et des pièces détachées, et de l'électronique. En tournée en Europe avec le président mexicain Vicente Fox, le ministre Derbéz a tenté de convaincre les représentants des entreprises de tirer parti de l'accord de libre-échange UE/Mexique, en vigueur depuis juillet dernier pour les aspects industriels et, prochainement pour les aspects non communautaires (investissement, services, propriété intellectuelle: voir EUROPE du 29/30 janvier p.10).
Les entreprises européennes semblent particulièrement intéressées par les marchés de traitement de déchets au niveau municipal et par le programme de réforme du secteur de l'électricité, qui prévoit un investissement de 70 milliards de dollars sur sept ans, a indiqué le ministre Derbez. Gaz de France, Electricité de France, Electridad Española et Iberdrola sont sur les rangs, a-t-il précisé.
Dans son plan de conquête des investisseurs, la nouvelle administration affiche ses bonnes intentions économiques: "le plan d'austérité et de réforme fiscale devrait permettre de ramener l'inflation de 8,9% à 3%" assure le ministre de l'conomie. "Notre principal message est que le Mexique est un marché de 110 millions d'habitants, en pleine croissance, avec un revenu annuel par habitant de 5.400 dollars que nous comptons faire passé à 8.000 dollars d'ici la fin de notre mandat", dans six ans, martèle Luis Ernesto Derbéz.
Le ministre a également rencontré le commissaire européen au Commerce, Pascal Lamy, essentiellement "pour faire connaissance", a-t-il commenté. Cette première rencontre a permis de confirmer que le Conseil conjoint de l'accord UE/Mexique se réunira pour la première fois le 27 février en marge du Conseil Affaires générales.