Bruxelles, 15/12/2000 (Agence Europe) - Le feuilleton "Malpensa" en cours depuis quatre ans devrait s'achever en principe jeudi 21 décembre, par une décision de la Commission européenne qui approuvera le décret italien répartissant les vols entre les aéroports milanais de Malpensa et Linate.
Réunis ce vendredi à Bruxelles au sein d'un comité consultatif, les Etats membres ont en effet donné leur feu vert pour que la Commission approuve le décret italien sous certaines conditions. L'Italie devra modifier son décret selon les trois principes, qu'elle a définis elle-même dans une lettre adressée à la Commission le 4 décembre: 1) chaque capitale de l'UE aura droit à un vol aller-retour par jour sur Linate, 2) les grands aéroports enregistrant un trafic de plus de 40 millions de personnes par jour auront droit à deux vols aller-retour par jour, 3) la situation des aéroports milanais sera examinée fin 2001. La Commission devra en outre suivre attentivement l'application du règlement européen sur l'attribution des créneaux horaires de décollages et atterrissages (les slots) à Linate et Malpensa.
Sur cette base, la fréquence des vols à Linate devrait passer de 13 à 18 vols par heure. La décision de la Commission mettra fin à plusieurs années de conflits entre les autorités italiennes, la Commission et les compagnies aériennes européennes. Dernier épisode en date: douze compagnies aériennes européennes, Lufthansa en tête, avaient déposé plainte en mars 2000 auprès de la Commission, en protestant contre le décret italien du 14 mars 2000 répartissant les vols entre les deux aéroports (quatrième décret sur la question depuis 1996). Les compagnies estimaient que la clef de répartition des vols était discriminatoire, puisqu'elle permettait à Alitalia de disposer de davantage de vols à Linate, aéroport situé à 20 km de Milan, alors que les autres compagnies européennes devaient se transférer à Malpensa, à 50 km de Milan. La décision de la Commission de la semaine prochaine devrait clôturer la procédure. Certains Etats membres ont fait part, vendredi, au comité consultatif, de leur préoccupation sur les engagements pris par l'Italie mais ont accepté in fine de ne pas acter ces réticences et d'accepter le projet de décision de l'exécutif européen.