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Bulletin Quotidien Europe N° 7865
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/presidence suedoise

Anna Lindh confirme qu'elle voudrait pouvoir aborder déjà avec les pays candidats des thèmes comme les politiques agricole et régionale - Pesd et prévention des conflits

Bruxelles, 15/12/2000 (Agence Europe) - En présentant vendredi à la presse le programme de la Présidence suédoise de l'UE pendant le premier semestre de 2001, la ministre suédoise des Affaires étrangères Anna Lindh, future présidente du Conseil Affaires générales, a remercié la Présidence française pour les résultats de Nice sur la révision du Traité de l'UE. On peut discuter si un pays devrait avoir une voix en plus ou en moins, si le processus décisionnel sera assez efficace, mais ce qui compte, c'est que nous avons un tel accord, qui ouvre la voie à la "plus haute priorité" de notre présidence, l'élargissement de l'Union, a affirmé Mme Lindh. Interrogée sur certaines incohérences que présente le Traité de Nice dans sa forme actuelle, elle a espéré que ces questions seront réglées avant le début de la Présidence suédoise....Au sujet de "l'après-Nice", elle a estimé que ce processus aura une importance cruciale et s'est dite heureuse du mandat donné par le sommet de Nice aux présidences suédoise et belge: sans vouloir préjuger les conclusions du sommet de Göteborg (les 15 et 16 juin 2001) ou de Laeken (en décembre 2001), je crois qu'il faudra lancer une discussion "aussi large que possible" avec les citoyens de l'UE et des pays candidats, a-t-elle déclaré (je ne sais pas si ce sera sous la forme d'une "Convention", a-t-elle remarqué).

Quant à l'élargissement et à la question de savoir si, au Conseil européen de Göteborg, on pourra déjà indiquer des dates-cibles pour la fin des négociations avec les pays les plus avancés, Anna Lindh a répondu que de telles indications pourront être données seulement lorsqu'on sera très proches de la conclusion des négociations d'adhésion. Mais je suis "assez optimiste", a-t-elle ajouté. Et elle a signalé que la Présidence suédoise avait discuté avec les présidences successives, belge et espagnole, de la possibilité d'aborder avant le printemps 2002 (donc, avant la Présidence espagnole) des questions difficiles comme la politique agricole ou la politique régionale. Il ne s'agit évidemment pas de finaliser les négociations sur ces questions, puisqu'on pourra négocier sur les "ressources financières" seulement dans le dernier round, mais nous estimons que nous ne devons pas attendre un an avant d'attaquer ces dossiers, a précisé Mme Lindh, en notant que la feuille de route dessinée par la Commission européenne dans son rapport sur l'élargissement était "indicative", et que la Commission a garanti qu'elle mettra à disposition les documents nécessaires: "je ne m'inquiète pas" pour cela, a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, outre les deux autres "e" qui (en français et en anglais) marqueront, avec l'élargissement les principales priorités de cette présidence - l'emploi et l'environnement (voir EUROPE d'hier, p.5)- , Anna Lindh, qui a rappelé qu'elle a été elle-même ministre de l'Environnement, a évoqué en particulier le développement de la politique de sécurité et de défense (Rappelons que, lors de la négociation du Traité d'Amsterdam, les ministres suédoise et finlandaise des Affaires étrangères avaient fait une proposition conjointe sur la gestion des crises). Ainsi, elle a annoncé que la Présidence suédoise poursuivra le travail sur: - la composante militaire (le"Headline Goal" pour la Force de réaction rapide); - la gestion civile des crises (nous avons de "grandes carences", par exemple, en ce qui concerne les forces de police, a-t-elle noté); - la prévention des conflits (un rapport sera présenté au Conseil européen de Göteborg). Mme Lindh, qui a souligné l'interaction entre la Pesc, la politique commerciale, la politique d'immigration et d'asile et la politique de développement de l'UE, a affirmé qu'il est important que les missions de l'UE soient ouvertes à la participation d'autres pays, et pas seulement aux alliés atlantiques européens qui ne sont pas membres de l'UE, mais aussi à des pays comme la Russie et l'Ukraine.

Interrogée sur le fonctionnement de l'Eurogroupe sous présidence suédoise, Mme Lindh a souligné que le ministre suédois a une très bonne coopération avec son collègue belge (qui présidera l'Eurogroupe pendant toute l'année 2001). Le fait de ne pas être un pays de la zone euro ne devrait donc pas créer de difficultés, même si "j'aimerais si mon gouvernement aimerait en devenir membre", a-t-elle conclu.

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