Bruxelles, 09/11/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne et la Croatie ont paraphé, mercredi à Bruxelles, un accord visant à libéraliser le commerce textile à partir du 1er janvier 2001. Les restrictions quantitatives que l'Union maintient sur les importations de textiles et vêtements croates vont ainsi progressivement disparaître, tandis que l'industrie européenne bénéficiera à terme d'un accès plus aisé et ouvert au marché croate.
Cet accord est une "concrétisation rapide" de la décision que le Conseil avait prise en septembre dernier, de promouvoir le processus de stabilisation de la région par une libéralisation des échanges. "C'est un pas important pour promouvoir des relations commerciales et économiques plus étroites avec la Croatie, car les exportations de textiles et vêtements représentent un quart du total de ses exportations vers l'UE", a souligné le porte-parole de la Commission. L'industrie européenne peut, de son côté, en attendre "des bénéfices significatifs". L'accord comporte des engagements de Zagreb à: i) ne pas augmenter les droits de douane actuellement appliqués aux textiles européens; ii) démanteler ces droits, dans le cadre du futur Accord de stabilisation et d'association (qui doit encore être négocié) à un rythme égal à celui qui sera convenu pour les autres produits industriels; iii) harmoniser ses réglementations et normes techniques sur celles de l'Union, en particulier la certification et les exigences d'étiquetage; iv) ne pas introduire ni maintenir de barrières non tarifaires dans le secteur (la réciprocité étant garantie par l'UE). Pour décourager les fraudeurs et garantir l'origine croate des marchandises, un système de double contrôle, impliquant des licences, est prévu pour les onze produits textiles les plus sensibles pour l'Union: fils de coton, coton tissé, tissus synthétiques, pull-overs, chemisiers, chemises, pantalons, serviettes de toilette, manteaux, costumes, etc.
La Commission soumettra très rapidement au Conseil une proposition pour appliquer "provisoirement" cet accord à partir du 1er janvier 2001, sans attendre sa ratification.