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Bulletin Quotidien Europe N° 7839
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/education

En approuvant le paquet "mobilité", les ministres de l'Education ont facilité et encouragé la mobilité des jeunes - Un "symbole historique", de l'avis de Viviane Reding et Jack Lang

Bruxelles, 09/11/2000 (Agence Europe) - La réunion des ministres de l'Education de l'UE, qui s'est tenue ce jeudi matin au sein du Conseil sous la présidence de Jack Lang et avec la participation de Viviane Reding, a été communément qualifiée de "symbole historique". L'Europe a établi un contact direct avec la société civile: des jeunes étudiants européens ont pu participer à la réunion et présenter leurs revendications issues des travaux de la rencontre de Paris (voir EUROPE du 13 octobre p.15). Les ministres ont témoigné de leur volonté d'avancer sur une voie commune pour la construction d'une Europe de l'Education en approuvant unanimement tous les points inscrits à l'ordre du jour de la session, et plus particulièrement en adoptant à l'unanimité la recommandation (proposée par la Commission) relative à la levée des obstacles à la mobilité, ainsi que son pendant, la résolution mixte sur le plan d'action pour la mobilité des jeunes.

"La Présidence française a retenu parmi ses priorités la construction d'une Europe de l'éducation, de la recherche et de la culture. C'est une des questions clefs du futur", a déclaré Jack Lang à l'issue des travaux, "parce que l'Europe institutionnelle ne vivra que si elle a une âme qui est représentée par la jeunesse. Mais c'est aussi un défi économique, car seul un investissement massif dans l'intelligence permettra la création d'emplois, et c'est une exigence de civilisation. Il faut défendre notre modèle de civilisation, il faut donner à la jeunesse les moyens de se développer. Ceci passe par plusieurs initiatives dont l'une nous tient plus particulièrement à coeur: la mobilité. Selon le ministre français, "la chance devait être donnée à chaque étudiant d'Europe de passer 6 mois ou un an de sa vie d'étudiant dans un autre pays que le sien". Jack Lang a souligné que cette mobilité a été encouragée par la Commission (avec ses programmes Erasmus, Leonardo da Vinci, etc.) et par les crédits octroyés dans le cadre du Fonds social européen et des Fonds structurels. "Erasmus touche 120.000 étudiants sur les 3 millions de l'UE. C'est beaucoup trop peu. La marche a été amplifiée par le plan d'action pour la mobilité (PAM) qui comporte une série de mesures précises". Pour le ministre, le fait que ce PAM ait été adopté à l'unanimité par le Conseil "constitue un succès incontestable de nos efforts communs. Mon voeu est que les chefs d'Etat et de gouvernement prennent à leur compte ces propositions". M. Lang a encore rappelé l'importance de la rencontre d'une délégation d'étudiants européens avec les ministres pour qu'ils puissent "faire entendre leur voix au sein du Conseil" ainsi que celle du plurilinguisme, citant en exemple son pays, la France, où "un plan volontaire d'enseignement des langues dès le plus jeune âge a été mis en place, qui comporte obligation d'apprendre deux langues vivantes étrangères".

De son côté, Mme Reding a déclaré: "L'Europe a ouvert une nouvelle ère. Avant ce jour, la politique européenne était faite par la Commission et le Conseil dans une tour d'ivoire, sans contact direct avec la société civile. Eh bien cela change parce qu'une délégation de 18 jeunes a été reçue ce jeudi par le Conseil. C'est symboliquement très fort. Cela signifie que les responsables politiques veulent s'ouvrir, dialoguer, débattre. Aujourd'hui, c'est une première historique".

Pour Mme Reding, "les choses pour l'éducation ne seront à présent plus jamais comme avant: les ministres ont décidé d'aller ensemble sur une route commune et ont témoigné cela en ayant été unanimes sur tous les dossiers de ce jour". Se référant au ministre néerlandais qui a dit que "l'éducation est la locomotive de l'Europe de la connaissance", Viviane Reding a souligné qu'à présent "les Conseils Eco/Fin, Social et Education travailleront ensemble pour préparer le Sommet de printemps. C'est un défi lancé par le Sommet de Lisbonne: l'éducation est entrée dans le jeu. On ne peut pas construire une société sans fondement, càd sans éducation. Les ministres de l'Education ne sont pas des machines à créer des machines pour trouver du travail, mais des responsables politiques qui aident à former un être humain complet. Chaque ministre doit aider à la construction d'êtres humains et dialoguer. Dans ce double sens, ce Conseil était un Conseil historique", a conclu la Commissaire.

Répondant ensuite à quelques questions, Mme Reding a indiqué que "son rêve, c'est qu'un étudiant puisse commencer ses études à Paris, les poursuivre à Berlin et les terminer à Madrid, pour obtenir à la fin son diplôme et qu'il n'y ait plus de problèmes. Nous sommes en train de faire l'Europe de l'éducation par une évolution, pas à pas, et non par une révolution", a poursuivi la Commissaire en ajoutant qu'aucun ministre de l'Education n'est prêt à abandonner ses prérogatives nationales mais qu'il est prêt à coopérer avec ses collègues européens et de copier chez eux ce qu'il y a de mieux". Et de citer en exemple la "Présidence suédoise qui a une expérience de 100 ans en matière d'éducation et de formation tout au long de la vie, apprendra à ses collègues ce qu'il faut faire dans ce domaine". "Notre objectif", a renchéri Jack Lang, "c'est que chacun puisse bénéficier de la tradition de l'autre. On pourrait faire un jour un Maastricht de l'éducation, de la culture, de la recherche".

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