Bruxelles, 09/11/2000 (Agence Europe) - Le commissaire chargé de la concurrence Mario Monti s'est rendu cette semaine à Berlin et, au cours de sa visite, il a rencontré plusieurs personnalités politiques allemandes dont notamment le ministre des Finances M. Eichel et de l'Economie M. Müller. Ces rencontres ont permis des échanges de vues sur des sujets sensibles en matière de concurrence européenne, notamment:
la modernisation des règles antitrust (articles 81 et 82 du Traité). L'Allemagne appuie la plupart du projet de réforme préparé par M.Monti et a l'intention d'aider la Commission à clarifier certains aspects précis. Le Commissaire a participé ce jeudi 9 novembre à une conférence sur « la réforme du droit de la concurrence européen » à Freiburg ;
les aides d'Etat en faveur des Länder de l'ex-Allemagne de l'Est. Répondant aux critiques selon lesquelles la Commission est trop restrictive à l'égard des subventions dans cette partie de l'Allemagne en difficulté, M.Monti a souligné que la Commission n'avait pris, depuis mars 1996, que 13 décisions négatives sur 155 concernant des aides dispensées à des entreprises actives dans ces nouveaux Länder ;
les garanties aux banques publiques, sujet particulièrement sensible étant donné la plainte déposée par la Fédération bancaire de l'UE concernant les aides dont bénéficient les banques publiques en Allemagne. Le commissaire a rappelé à cette occasion que les petites institutions financières pourront probablement être considérées comme ne recevant pas d'aides au titre du Traité CE. Des critères doivent encore être définis à ce sujet, a-t-il indiqué. Pour le restant, la position de la Commission est bien connue;
Services d'intérêt général. L'échange de vues à ce sujet a représenté un « exercice productif de clarification », a indiqué M. Monti, faisant référence à la communication récente de la Commission concernant les services d'intérêt général ;
Chantiers navals. « A mon sens, une prolongation du régime d'aides actuellement en vigueur - qui expire à la fin de l'année- ne constitue pas une bonne solution au problème coréen, qui doit être résolu par le biais de mesures commerciales appropriées. Elle créerait, au contraire, des distorsions au sein même du marché européen », a-t-il dit en substance. EUROPE rappelle que la Commission est en train d'agir sur le plan commercial à ce sujet.