Bruxelles, 12/09/2000 (Agence Europe) - L'Unice, représentant le patronat européen, appelle le Parlement européen à "poursuivre son combat" pour la libéralisation du rail en Europe, à l'heure où le transport par route rencontre de plus en plus d'obstacles. L'Unice s'est félicitée du vote du Parlement européen, qui, en approuvant en juillet dernier le rapport Georg Jarzembowski, s'est opposé au compromis du Conseil et a réintroduit l'objectif d'une libéralisation complète des chemins de fer européens dès 2010 (voir EUROPE du 7 juillet p. 13 et des 3/4 juillet p. 10). Dans un manifeste soumis au président de la commission transport du Parlement européen Constantinos Hatzidakis, le président du groupe de travail transport de l'Unice, Wolfgang Dubiel, demande aux parlementaires de maintenir cette ligne dans la perspective de la procédure de conciliation qui devrait s'ouvrir le 12 octobre prochain.
"Le transport par route, national et international, rencontre de plus en plus d'obstacles dus à la congestion du trafic et aux limitations du transport de fret. Les entreprises européennes seraient donc ravies du développement d'une alternative ferroviaire, mais elles ne peuvent malheureusement pas compter sur le fonctionnement correct et de manière compétitive des services de transports ferroviaires", indique l'Unice. Dès lors, "le seul moyen de revitaliser le transport ferroviaire est d'introduire davantage de concurrence entre les entreprises ferroviaires et de libéraliser l'accès pour de nouveaux opérateurs. Les marchés de la route, du transport fluvial et aérien ont été libéralisés, il n'y a pas de raison pour que le rail reste en retrait", estime Wolfgang Dubiel. L'Unice est soutenue dans sa démarche par l'European Chemical Industry Council, l'European Shipper's Council, Eurocommerce et Eurochambres.