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Bulletin Quotidien Europe N° 13872
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / SantÉ/protection civile

Devant les eurodéputés, Apóstolos Tzitzikóstas se veut rassurant quant à la préparation de l'UE aux crises sanitaires

Réunis en session plénière jeudi 21 mai, les eurodéputés ont débattu de la préparation de l’Union européenne aux crises sanitaires avec Apóstolos Tzitzikóstas, commissaire européen chargé du Transport durable et du Tourisme.

L’épidémie d’Hantavirus, qui a provoqué trois décès à bord du navire de croisière MV Hondius au début du mois, a en effet ravivé les débats sur la gestion post-Covid-19.

M. Tzitzikóstas a ouvert les échanges en assurant que le cadre de sécurité sanitaire européen avait été renforcé et était immédiatement opérationnel. Ce cadre s’appuie sur « une coordination quotidienne » entre le Comité de sécurité sanitaire, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies pour les quarantaines, et le Laboratoire européen de référence pour les diagnostics rapides.

Le commissaire a pris pour exemple l'activation, dès le 6 mai, du Mécanisme européen de protection civile (UCPM) à la suite d'une demande de l'Espagne, permettant de coordonner six vols de rapatriement et d'évacuer plus de 70 personnes vers des hôpitaux européens (EUROPE 13866/7). Des experts de la Health Task Force ont ainsi été déployés sur le terrain et des contre-mesures médicales restent disponibles dans les stocks stratégiques de l'UE.

Face à l'absence de vaccin approuvé à ce stade contre l’Hantavirus, il a annoncé que la Commission explorait plusieurs pistes avec le programme Horizon Europe. « Les leçons tirées de la pandémie de Covid-19 restent cruciales (...), car les virus ne respectent pas les frontières », a-t-il insisté.

En face, si les eurodéputés ont salué la réactivité de l'UE dans le processus de rapatriement des passagers du navire, ils ont plaidé pour une plus grande indépendance stratégique et préparation de l'industrie aux crises sanitaires.

Oliver Schenk (PPE, allemand) a appelé à « ne pas se laisser piéger à nouveau dans des dépendances ni pour les diagnostics, ni pour les médicaments, ni pour les équipements de protection ». Cette exigence d'investissements est partagée à l'extrême gauche par Catarina Martins (La Gauche, portugaise), qui a pointé du doigt les arbitrages financiers de l'Union : « C'est la preuve que si vous coupez dans les budgets de la santé pour construire plus d'armes, ce n'est pas la voie à suivre ».

De leur côté, les groupes souverainistes et d'extrême droite ont fermement rejeté cette dynamique, y voyant une volonté d'ingérence permanente dans les compétences des États. « Étape par étape, l'exception devient la norme, la logique d'urgence temporaire devient une philosophie de gouvernement permanente », a expliqué Christine Anderson (ENS). (Justine Manaud)

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