« Il est évident pour tous qu'une adhésion immédiate de l'Ukraine à l'Union européenne est impossible », a indiqué vendredi 24 avril le chancelier allemand, Friedrich Merz, à l’issue de la réunion informelle des dirigeants européens tenue depuis jeudi 23 à Chypre.
La veille, les dirigeants avaient accueilli le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et il a notamment été question de l’adhésion de son pays à l’UE. Si le président français, Emmanuel Macron, avait demandé la veille au soir à la Commission de dresser un calendrier clair et les étapes précises pour l’adhésion de l’Ukraine, mais aussi de la Moldavie, le chancelier allemand a été plus direct.
« J'ai proposé que nous entamions dès maintenant, au sein de l'UE, un processus d'élaboration d'une stratégie d'intégration de l'Ukraine, qui devrait aboutir à terme à une adhésion pleine et entière. Mais des étapes intermédiaires sont nécessaires ».
L’Allemand veut « également faciliter une intégration plus poussée aux institutions européennes, par exemple par la participation aux Conseils européens, au Parlement européen ou à la Commission, sans droit de vote ». Ou « par l'intégration progressive de l'Ukraine dans les domaines politiques en fonction de l'avancement des réformes ».
Par ailleurs, le chancelier a dit avoir « reçu un soutien considérable » de ses collègues.
La veille, le Belge Bart De Wever avait aussi préconisé « une approche fondée sur le mérite. Il n'y a pas de procédure accélérée possible ».
L'adhésion pleine et entière à court terme ? « « Je ne trouve pas cela réaliste. (…) Il faut réfléchir à la manière dont, au sein de cette Europe à plusieurs niveaux, on peut offrir à ce genre de pays une perspective d'adhésion ». (Solenn Paulic)