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Bulletin Quotidien Europe N° 13856
Sommaire Publication complète Par article 13 / 26
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les agriculteurs de l’UE réclament une PAC forte et un budget sanctuarisé après 2027

Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont demandé, vendredi 24 avril, de préserver une politique agricole commune (PAC) « forte, commune et lisible » après 2027, dans le contexte des négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l'UE pour 2028-2034 (voir autres nouvelles).

Dans un document de position, le Copa-Cogeca plaide pour le maintien d’un budget agricole au moins équivalent à l’actuel, ajusté à l’inflation. Les représentants du secteur s’opposent à l’intégration de la PAC dans un fonds unique de type 'plan de partenariat national et régional' (NRPP), qui, selon eux, fragiliserait le caractère commun de la politique agricole et créerait des distorsions entre États membres. À défaut d’un budget PAC distinct, ils demandent la création de sous-rubriques clairement identifiées et protégées.

Le Copa-Cogeca suggère de porter l'objectif rural dans les plans de partenariat du NRPP de 10% à au moins 20%.

L'organisation rejette l’introduction du principe 'ne pas causer de préjudice significatif' ('Do No Significant Harm', DNSH) dans les interventions agricoles. Elle estime que cette approche ajouterait une couche supplémentaire de complexité administrative et d’insécurité juridique, sans bénéfices environnementaux pour un secteur déjà fortement réglementé.

Le cadre de performance proposé par la Commission européenne est également jugé trop complexe et trop axé sur les objectifs environnementaux.

Concernant le soutien au revenu, le Copa-Cogeca insiste sur le maintien des paiements directs à l’hectare pour tous les agriculteurs, indépendamment de leur taille ou de leur statut juridique. Il s’oppose au plafonnement obligatoire et à la dégressivité imposée des aides, qu’il juge contre-productifs pour l’emploi rural et la production alimentaire.

Sur le volet environnemental, l’organisation défend une approche fondée sur le volontariat et les incitations économiques, rejetant toute obligation généralisée en matière d’extensification, d’agriculture biologique ou de conditionnalité sociale.

Le Copa-Cogeca demande en outre un renforcement des outils de gestion des risques (assurances, fonds mutuels et mécanismes de crise plus rapides) ainsi qu’un soutien accru aux investissements, notamment dans la gestion de l’eau et l’adaptation au changement climatique.

Enfin, les organisations agricoles appellent à une simplification des contrôles et à la reconnaissance d’un « droit à l’erreur » pour les agriculteurs. 

Position sur le CFP et la PAC : https://aeur.eu/f/low  

Le Copa-Cogeca a aussi adopté sa position sur le texte de l'organisation commune des marchés (https://aeur.eu/f/lot ) et sur le Fonds européen pour la compétitivité (https://aeur.eu/f/lov ). (Lionel Changeur)

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