La France souhaite, lors du Conseil 'Environnement' de mardi 17 mars, attirer l’attention de ses partenaires européens sur la nécessité de transformer Mercator Océan International en organisation intergouvernementale.
Cette requête intervient alors que la Commission européenne développe le 'jumeau numérique de l’océan' de l’UE, un projet stratégique qui reposera largement sur les capacités de Mercator, selon une note transmise par la France en amont de la réunion des ministres européens (EUROPE 13819/11).
Lors de la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan (Nice, en juin 2025), la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait souligné l’importance de cet outil pour améliorer la connaissance, la gestion et la protection des milieux marins.
Actuellement organisation à but non lucratif mandatée par la Commission, Mercator Océan est appelée à devenir la première organisation internationale entièrement consacrée aux systèmes océaniques numériques, combinant modélisation avancée, jumeaux numériques et intelligence artificielle.
La convention créant cette organisation a été adoptée en avril 2025, signée par la France et la Norvège, puis ratifiée par Oslo en janvier 2026. Plusieurs autres États ont depuis manifesté leur intention de la rejoindre.
Paris met en avant les enjeux de souveraineté européenne liés aux données océaniques et aux infrastructures numériques, alors que les usages civils, économiques et sécuritaires de l’océanographie opérationnelle prennent une importance croissante. La phase préparatoire de la future organisation doit débuter à la mi-2026, avec l'objectif de mettre en place une gouvernance pilotée par les États membres et de préparer son intégration dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’Union européenne.
Lien vers la note : https://aeur.eu/f/l5v (Lionel Changeur)