Un rapport de la Geostrategic Europe Taskforce hébergée par l'Institut Jacques Delors, publié vendredi 13 février en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, identifie les façons dont l’UE peut protéger ses intérêts géostratégiques vis-à-vis de la Chine et des États-Unis.
Ainsi, selon l’analyse, il existe 41 « points de défaillance uniques » où la Chine dépend de l'UE pour plus de 80% de ses importations (technologies médicales, machines spécialisées pour l'agriculture ou encore transformation industrielle).
Elle dénombre ensuite 67 produits pour lesquels les États-Unis importent plus de 80% de l'UE (machines, produits chimiques de base ou encore intrants pharmaceutiques).
En outre, le rapport reconnaît que l’influence de l’Europe peut être considérablement amplifiée « grâce à des coalitions stratégiques avec des puissances moyennes partageant les mêmes idées ». Elle peut aussi mettre la décarbonation en avant en tant que « modèle de puissance renouvelé ».
« Nous devons cesser de minimiser nos atouts. De l'ingénierie et des technologies propres aux molécules pharmaceutiques, l'UE est plus forte qu'elle ne le pense », a déclaré Jonathan Barth, auteur du rapport.
Pour le consulter : https://aeur.eu/f/kq7 (Pauline Denys)