Entre le réseau social X et l'UE, la tension ne retombe décidément pas. Lundi 12 janvier, la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est fendue d'une attaque en règle contre l'IA du réseau social, Grok, en réponse à la polémique récente autour de l'outil (EUROPE 13783/11) et son détournement à des fins pornographiques.
« Je suis consternée qu'une plateforme permette aux utilisateurs de déshabiller numériquement des femmes et des enfants en ligne », a-t-elle déclaré à l'occasion d'une interview avec plusieurs médias, dont Reuters et le Corriere Della Sera italien.
« C'est un comportement inconcevable, et les dommages causés par ces 'deepfakes' sont bien réels », a-t-elle ajouté. « Nous n'allons pas externaliser la protection des enfants et le consentement à la Silicon Valley. S'ils n'agissent pas, nous le ferons », a menacé la Présidente.
La polémique autour de Grok et des contenus sexuels générés par l'IA, sans le consentement des utilisatrices victimes, continue de provoquer l'indignation en Europe. L'UE, à ce stade, ne déclare cependant pas envisager des sanctions concrètes contre X dans le cadre du DSA, mais lui a ordonné de conserver toutes les données de son intelligence artificielle (EUROPE 13782/7).
Certains pays ont pris la décision d'engager des actions unilatérales. La France, tout comme le Royaume-Uni, a ouvert une enquête, et la Belgique dit considérer la suspension de l'outil dans le pays. (Isalia Stieffatre)