Les dirigeants des pays de la 'Coalition des volontaires' ont annoncé, vendredi 24 octobre, qu’ils entendaient renforcer la pression sur la Russie, au lendemain de l’adoption par l’UE du 19e paquet de sanctions et de l’annonce américaine de sanctions sur l’énergie russe (EUROPE 13737/6).
Dans une déclaration commune publiée à l’issue d’une rencontre, les dirigeants ont souligné l'importance d'accroître la pression économique sur la Russie « dès maintenant, et jusqu'à ce qu'une paix juste et durable pour l'Ukraine soit garantie ».
Ils ont décidé de prendre de nouvelles mesures « pour retirer le pétrole et le gaz russes du marché mondial, pour mettre fin aux importations restantes sur leur territoire et pour dissuader les pays tiers de commercer avec la Russie dans les domaines pétrolier et gazier et d'alimenter l'effort de guerre russe ». À ce propos, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, dont le pays est encore dépendant de l'énergie russe, devrait se rendre la semaine prochaine à Washington pour discuter des questions énergétiques avec le président américain, Donald Trump.
Les dirigeants sont aussi convenus de prendre des mesures supplémentaires contre les navires de la ‘flotte fantôme’. « Ces mesures comprendraient de nouvelles sanctions, des mesures visant à dissuader les pays tiers de s'engager avec la 'flotte fantôme', un partage d'informations accru ainsi que la disponibilité à recourir aux pouvoirs de réglementation et d'interdiction », ont-ils précisé.
Condamnant fermement la destruction par la Russie des infrastructures énergétiques et gazières de l'Ukraine, les dirigeants ont décidé de garantir la résilience énergétique de l'Ukraine, de fournir une aide d'urgence pour protéger et reconstruire les infrastructures énergétiques et de continuer à apporter davantage de soutien militaire, notamment en défense aérienne.
Dimanche, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé que la France avait décidé de fournir à son pays des avions de chasse Mirage supplémentaires et des missiles de défense antiaérienne, et que le Royaume-Uni continuerait de soutenir l'Ukraine en matière de défense aérienne en fournissant des missiles et en produisant des drones intercepteurs.
Les membres de la coalition ont en outre exprimé leur intention de répondre aux besoins financiers urgents de l'Ukraine pour 2026-2027, « notamment en élaborant des options pour utiliser la pleine valeur des avoirs souverains russes immobilisés » (EUROPE 13737/1). « Cela devrait s'ajouter aux flux existants d'aide militaire bilatérale, qui ne diminueraient pas », ont-ils promis. (Camille-Cerise Gessant)