Plusieurs ministres de la Pêche des États membres de l’UE ont déploré, lundi 27 octobre à Luxembourg, la surpêche exercée par certains pays tiers qui épuise les stocks des espèces pélagiques (maquereau, merlan bleu) dans les eaux de l’Atlantique du Nord-Est.
Le ministre irlandais, Timmy Dooley, a souligné que les efforts de l’UE en matière de gestion durable des stocks « restent vains, si nous restons spectateurs et laissons d’autres États côtiers poursuivre leur comportement irresponsable ».
En tant que principal détenteur de quotas dans le stock de maquereau au sein de l’Union, l’Irlande a réitéré ses préoccupations face aux pratiques de la Norvège, des îles Féroé et de l’Islande, qui fixe, selon elle, des « quotas excessifs, injustifiés et non durables ». Le document irlandais sur ce sujet a été cosigné par la Pologne et la Slovénie.
Le comportement de la Norvège est jugé particulièrement préoccupant, notamment en raison de son partenariat étroit avec l’Union européenne, qui ne semble toutefois pas s’étendre au domaine des pêches.
Plusieurs ministres ont appelé à activer les mesures prévues (dans le règlement 1026/2012) pour la conservation des stocks halieutiques à l’encontre des pays tiers qui autorisent une pêche non durable.
Costas Kadis, commissaire européen à la Pêche, a exprimé de vives inquiétudes quant à l’état préoccupant des stocks d'espèces pélagiques dans la région. M. Kadis va continuer à plaider pour des solutions avec les pays concernés. L’UE doit protéger ses intérêts, a-t-il martelé, en soulignant qu'elle utiliserait tous les moyens à sa disposition, dont le règlement contre la pêche non durable (EUROPE 13714/34).
Voir la note irlandaise : https://aeur.eu/f/j5r (Lionel Changeur)