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Bulletin Quotidien Europe N° 13736
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Serbie

Un an après la tragédie de Novi Sad, le Parlement européen dénonce la dérive autoritaire de Belgrade

Dans un débat animé qui s'est tenu mardi 21 octobre dans la soirée, le Parlement européen est revenu sur la situation actuelle en Serbie, à la lumière des récentes dérives autoritaires du régime (EUROPE 13695/3). Pour beaucoup, y compris pour la Commission, le processus d'adhésion de Belgrade à l'UE est aujourd'hui fortement compromis.

« Le moment est venu pour la Serbie de faire des choix stratégiques clairs », a ainsi affirmé la commissaire chargée de l'Élargissement, Marta Kos, en ouverture du débat. Tout en saluant certaines avancées réalisées par le pays sur le plan des réformes, la commissaire n'a pas pour autant délivré de blanc-seing à Belgrade : « Des relations avec Moscou et Pékin assorties de déclarations hostiles à l’Union ne sont pas compatibles avec le statut d’État candidat », a-t-elle insisté.

L'hémicycle, lui, est partagé entre la droite radicale, dont certains représentants affirment que l'UE « déstabilise » un pays souverain, et les plus modérés, qui estiment que la Serbie s’éloigne des valeurs européennes et se rapproche ostensiblement de Moscou.

« L'Europe perd du terrain politique en Serbie et d'autres en profiteront, à commencer par la Chine et la Russie. Et cela aura des répercussions négatives sur la stabilité de la région », a insisté le député ECR Alessandro Ciriani (italien). Selon un récent sondage Eurobaromètre, seuls 33% des citoyens serbes soutiennent désormais l’adhésion.

Le lendemain, mercredi 22 octobre, le Parlement européen a adopté une résolution, par 457 voix pour, 103 contre et 72 abstentions, « condamnant la polarisation et la répression étatique en Serbie et exigeant l'ouverture d'une enquête » sur la tragédie de Novi Sad.

Déjà, début septembre, le groupe Verts/ALE avait demandé à l'UE de sanctionner Belgrade après les propos du président serbe traitant des eurodéputés de « racailles » (EUROPE 13705/19).

Marta Kos avait pourtant affiché une posture plus ferme à l'égard de la Serbie après les propos de son président, Aleksandar Vučić, contre des élus écologistes. « Traiter des députés européens de 'racailles' témoigne d’une compréhension douteuse de la démocratie », avait-elle ironisé.

Aleksandar Vučić continue d'affirmer que la priorité stratégique de la Serbie reste l'adhésion à l'UE (EUROPE 13646/25) et que ces manifestations ont un effet « néfaste » sur l'image et l'attractivité économique du pays. (Isalia Stieffatre)

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