Le nouveau président du Comité économique et social européen (CESE), l'Irlandais Séamus Boland, a critiqué, mercredi 22 octobre, la proposition de la Commission européenne sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034, notamment la dilution des ressources pour l'agriculture et la politique de cohésion au sein de plans nationaux et régionaux.
« Je ne pense pas que nous devrions emprunter ce chemin », a déclaré M. Boland en réponse à une question d'Agence Europe. Selon lui, fusionner les deux politiques ressemble beaucoup à « un aveu d'échec » et pourrait aboutir à une situation où l'une des politiques est 'aspirée' par la seconde.
Le nouveau président du CESE a estimé nécessaire de poursuivre le soutien financier et militaire à l'Ukraine. Cela passera notamment par l'augmentation des budgets nationaux dans le secteur de la défense.
Néanmoins, d'après M. Boland, la société civile et les partenaires sociaux doivent être impliqués « de façon urgente » dans les décisions prises afin que les citoyens acceptent l'effort demandé. S'il s'agit uniquement d'accroître la puissance militaire sans qu'ils y voient des bénéfices en termes de préservation des valeurs fondamentales européennes ou de création d'emplois, « je ne pense pas que les citoyens accepteront cela », a-t-il affirmé.
Reprenant le flambeau de son prédécesseur, Oliver Röpke (EUROPE 13530/23), M. Boland placera la question de l'accès au logement au cœur de ses priorités. Selon lui, les institutions de l'UE doivent écouter et prendre à bras le corps un phénomène qui préoccupe grandement les jeunes. « Nous devons reconstruire la confiance. La question du logement doit être résolue », a-t-il souligné, après avoir rencontré, le jour même, le président du Conseil européen, António Costa, qui a placé ce dossier à l'agenda du sommet européen, ce jeudi.
Mercredi, ont été élues vice-présidentes du CESE la Croate Marija Hanževački, responsable pour la communication, et la Tchèque Alena Mastantuono, responsable des questions budgétaires. (Mathieu Bion)