Six pays membres - la France, le Danemark, l'Espagne, la Slovénie, la Grèce et Chypre - demandent à la Commission européenne, dans une lettre commune datée de lundi 13 octobre, de prendre en compte leurs propres initiatives nationales sur la majorité numérique pour en retirer un standard européen.
« Nous considérons qu'une majorité numérique appropriée constituerait un outil de protection, en contribuant à relever l'âge auquel les mineurs accèdent aux réseaux sociaux (...), nous nous engageons donc à œuvrer, au niveau national et en étroite coordination les uns avec les autres, à l'établissement d'un âge numérique de la majorité compris entre 13 et 16 ans, en fonction de nos préférences nationales et de nos contextes spécifiques ; nous invitons la Commission à soutenir cette approche », détaille la lettre, qu'Agence Europe a pu consulter.
Les six pays, qui font figure de chefs de file sur la question, sont également ceux qui se sont portés volontaires pour expérimenter le dispositif test d'application pour vérifier l'âge des utilisateurs en ligne (EUROPE 13680/15) lancé en juillet dernier par la Commission.
Si les Vingt-sept se montrent globalement en faveur d'une meilleure protection des plus jeunes sur les réseaux, la question des méthodes à mettre en place reste un point de désaccord.
L'idée d'un outil européen pour assurer une vérification efficace de l'âge des utilisateurs fait son chemin, mais, à ce stade, sans unanimité affichée sur les détails techniques (EUROPE 13728/1). (Isalia Stieffatre)