Au lendemain des élections japonaises et à la veille du sommet UE-Japon à Tokyo, un fonctionnaire japonais a expliqué, mardi 22 juillet, à Agence Europe, que même si la situation politique intérieure venait à changer drastiquement, l’importance des relations UE-Japon ne serait pas remise en question.
« Quelles que soient les parties, l'importance de la coopération au Japon et dans l'UE fait l'objet d'un consensus », a-t-il expliqué.
La coalition au pouvoir au Japon du Parti libéral démocrate du Premier ministre, Shigeru Ishiba, et de son allié, le Komei, est fragilisée après avoir perdu sa majorité absolue à la chambre haute, lors des élections sénatoriales du 20 juillet.
Selon une source européenne, cet événement n’aura pas d’implication sur la tenue du sommet UE-Japon, en particulier étant donné que M. Ishiba conserve son poste de Premier ministre, ayant invoqué l’urgence de s’attaquer aux taxes douanières américaines et à la hausse des prix dans le pays.
Ce sont deux sujets qui devront s’immiscer dans les conversations entre dirigeants lors du sommet bilatéral, sur fond de discussions plus larges concernant la création d’une « Alliance pour la compétitivité » entre l’UE et le Japon, notamment pour « renforcer la stabilité des systèmes économiques mondiaux multilatéraux » (EUROPE 13684/11).
Selon un autre fonctionnaire japonais, les deux alliés devraient également partager des inquiétudes communes vis-à-vis des relations commerciales avec la Chine et la nécessité de « minimiser les risques », juste avant que les dirigeants européens ne s’envolent pour rejoindre Pékin, dans le cadre du sommet UE-Chine qui se tiendra le lendemain, le 24 juillet (EUROPE 13684/10). (Pauline Denys)